Sommet climat : le président Faure Gnassingbé attendu ce 23 septembre à New York ?

Le Secrétaire Général des Nations Unies à New York,Antonio Guterres  attend ce  23 septembre au Sommet climat de New York, le chef de l’État Togolais, Faure Gnassingbé pour réaffirmer l’engagement du Togo dans la lutte contre les changement climatiques. Lit-on dans une lettre ouverte des organisations de la société civile à l’occasion de l’Assemblée Générale des Nations Unies dont notre rédaction a obtenu une copie.

Selon les acteurs de la société civile qui ont rédigé le courrier au président de la République Togolaise, la crise climatique s’accélère. Et elle affecte nos ressources agricoles, halieutiques, hydriques. Elle freine notre développement et coûte de plus en plus cher à nos économies et nos populations. Au même moment, les États responsables tournent le dos aux victimes du changement climatique et leur inaction place la planète sur une trajectoire de réchauffement de 3 à 4°C d’ici à la fin du siècle.

« Le continent africain ne peut pas se permettre d’en arriver là, puisque de vastes régions du continent seront invivables. » , indique t-on.

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Et de lire « Monsieur le président de la République, la situation est inégale, et le temps joue contre nous. Si nous apprécions les efforts entrepris au fil des décennies par les Chefs d’États africains et depuis la Conférence de Paris sur le climat tenu en 2015, nous, organisations de la société civile africaine, estimons que beaucoup restent à faire pour assurer la justice climatique. C’est pour cela qu’il nous faut travailler davantage pour rendre la voix africaine plus audible et hausser l’ambition climatique internationale. »

Le document continue en précisant « A New York, votre engagement et votre détermination sont attendus pour rappeler que climat et développement sont deux enjeux indissociables. Il n’est pas possible de réussir le développement sans la prise en compte des enjeux climatiques et énergétiques. À l’inverse, il n’est pas possible de lutter contre le changement climatique sans relever en même temps le défi de la lutte contre la pauvreté. »

Selon les deux acteurs de la société civile Togolaise, M. Sena Alouka , le Directeur Exécutif des Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE) et pour l’Organisation pour l’Environnement et le Développement (OPED),M. Joseph Y. KOGBE, l’attention du chef de l’État doit être porté sur trois priorités , ces priorités faisant montre de son engagement au sommet des Chefs d’États du 23 septembre notamment , la promotion des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique comme solutions au changement climatique, la promotion de l’ agriculture résiliente au changement climatique adapté aux réalités africaines telle que l’agro écologie et la réaffirmation que l’adaptation reste la priorité pour l’Afrique et que nous avons besoin de plus de financements publics et additionnels.

À en croire, les organisations de la société civile togolaise, le Sommet climat de New York constitue un tournant politique historique pour l’Afrique dans le processus de mise en œuvre de l’Accord de Paris. Le continent se doit de porter un message clair sur comment, le paysage climatique doit être transformé, au moment où partout dans le monde, la jeunesse se mobilise et s’engage pour l’avenir de la planète, leur avenir.

« Notre priorité absolue doit être de pousser à des financements additionnels et publics nécessaires pour limiter la hausse des températures en-deçà  de 2°C pour un développement sobre en carbone et résilient aux changements climatiques permettant de renforcer la résilience des communautés. Chaque opportunité politique ratée nous expose un peu plus, et en particulier les populations les plus vulnérables, aux effets dévastateurs du changement climatique. L’inaction coûtera bien plus cher : en vies et en dommages matériels. », explique-t-il.

Et d’ajouter « Monsieur le président de la République, l’Afrique, à travers vous, peut  donner l’exemple en faisant le choix des énergies économes, renouvelables et sobres en carbone dans le processus de mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable (ODD) et dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat. Ce sera également l’occasion d’appeler les pays développés à une réorientation de l’Aide Publique au Développement en faveur des énergies renouvelables, en appelant également à la mise à disposition de financements internationaux publics et additionnels pour enclencher cette transition. Ce sommet éminemment politique du Secrétaire Général des Nations Unies est une tribune propice pour faire ce plaidoyer. »

Pour information, la vision du Togo dans son Plan National d’Adaptation aux changements climatiques (PNA), prend en compte les enjeux et défis majeurs tels que :  la sécurité alimentaire et nutritionnelle ;  la réduction de la pauvreté et des inégalités sociales ;  la santé publique et le cadre de vie ; et  la protection des moyens de subsistance des couches vulnérables Ces différents défis auxquels le compte bien relever sont clairement cités dans le Plan National de Développement (PND).

La rédaction

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