Ouverture économique : le Togo peine à trouver le bout du tunnel

L’absence d’acteurs économiques contraint l’état à se substituer aux opérateurs économiques en investissant dans différents secteurs de l’économie, réalisant ceci, il se donne pour but d’amorcer son développement.

Et pourtant dans sa politique d’investissement, l’état togolais s’engage dans une industrialisation qui implique la multiplication des entreprises publiques, vecteur de grands investissements et qui deviennent à la longue des projets sans avenir.

Dès le début des années 1970, l’Etat Togolais est devenu plus présent dans l’activité économique en s’engageant dans une industrialisation basé sur des programmes. 

Ces programmes qui font apparaitre d’une façon anarchique, des unités industrielles aussi bien dans les domaines, de la transformation comme de l’extraction ou parfois en s’associant avec le privé.

Des projets, des réalisations qui quelques années plus tard, sombreront tour à tour, pour cause de mauvaise gouvernance.

On parle d’une période des grands investissements sans tête ni queue.

Les grands complexes hôteliers sont des preuves palpables de ses investissements sans avenir proche, on peut citer notamment l’hôtel de la paix, l’hôtel Sarakawa, l’hôtel 02 février etc. …. la raffinerie de pétrole, l’Aciérie, les banques UTB, BTCI, BIAO et quelques unités industrielles et des marchés inexistants.

Avec la chute des prix des matières premières au début des années 80 et autres produits d’exportation, les recettes publiques, composées essentiellement d’exportations ont fondues rendant vides les caisses de l’état.

Les difficultés ont commencé depuis lors, incapacité de payer les fonctionnaires ou même d’approvisionner les hôpitaux en produits de première nécessité, ou les paysans en intrants agricoles.

Pour se sauver et sauver leur pays, tour à tour les Etats africains vont s’orienter vers les bailleurs de fonds extérieurs publics et privés.
Les institutions de Bretton Woods et les plans d’ajustement structurels.

De ces nouveaux bienfaiteurs, deux vont particulièrement se distinguer : le FMI Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale.

Pour sauver les états africains dont le Togo, d’un désastre économique et social, elles vont apporter de l’argent frais mais conditionné à des mesures dites d’ajustement structurel.
Celles-ci vont concerner principalement, la réduction des effectifs, aussi bien dans le public que dans les entreprises d’état, la diminution ou le gel des salaires, la privatisation des entreprises publiques.

Conséquence, le désengagement de l’Etat de plusieurs secteurs, dont certains stratégiques, y compris le secteur social, bref, une remise en cause totale, avec désormais, des économies sous une tutelle quasi permanente des institutions de Bretton Woods.
Avec pour mot d’ordre, le désengagement de l’Etat, de tous les secteurs de l’activité économique, et la promotion du libéralisme.
Résultat des pays ouverts à tout vent, principalement aux grands groupes financiers internationaux et des économies bien contrôlées et dirigées depuis l’extérieur.

La redaction

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