Le Togo, 5ème pays qui adhère à la Convention sur l’eau au niveau de la zone Afrique

Les députés de la 6e législature réunis mardi 11 Mai 2021, en séance plénière, au siège de la représentation nationale, à Lomé, ont unanimement dit oui à l’adoption du projet de loi relatif à la convention sur l’eau.

La présente loi qui consacre l’adhésion du Togo à la Convention sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs Internationaux communément appelée “convention sur l’eau» offre au pays une opportunité supplémentaire pour promouvoir davantage la coopération aussi bien au niveau sous-régional qu’au niveau international.

Vue partielle des députés en plénière

En effet, c’est depuis 2014, sous la vision éclairée du chef de l’État togolais, Faure GNASSINGBE que le Togo a signé avec ses paires du bassin de la volta, la Convention portant statut du fleuve Volta et création de l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV) et avec le Bénin la convention portant statut du fleuve Mono et création de l’Autorité du Bassin du Mono (ABM).

Togo/Approvisionnement en eau potable de la ville de Tsévié : le Ministre TIEM Bolidja visite les chantiers en cours

Selon le ministre en charge de l’eau et de l’hydraulique villageoise, M. Tiem Bolidja qui a pris part à l’adoption de la présente loi, avec l’adoption de la loi par la représentation nationale, le Togo devient le cinquième pays à adhérer à la convention sur l’eau au niveau de la zone Afrique, après le Tchad, le Sénégal, le Ghana et la Guinée-Bissau.

« L’adhésion du Togo à cette convention sur l’eau lui permettra d’une part d’améliorer la gestion de l’eau au plan national, de partager les connaissances et des expériences avec les autres pays, d’avoir accès à l’aide financière et à la coopération des donateurs et d’autre part de soutenir la réalisation, des objectifs du développement durable (ODD) pour la coopération dans le domaine des eaux transfrontières. », a-t-il lâché.

Avant de préciser « Cette adhésion permettra également la prévention des conflits et la promotion de la paix et de l’intégration régionale qui sont des idéaux chers au chef de l’État togolais M. Faure Gnassingbé. »

De nombreux pays à l’instar du Togo ont recours aux eaux souterraines pour répondre à la demande en eau potable sans cesse croissante.

Puisque les besoins de l’agriculture irriguée exercent également des pressions supplémentaires sur les eaux douces.

Ces processus engendrent des dégâts irréversibles, à notre environnement, indique le ministre en charge de l’eau, M. Tiem Bolidja car ils entrainent poursuit-il un abaissement de la nappe Phréatique, menace les zones naturelles humides tout en provoquant l’envahissement des aquifères côtiers par l’eau de mer.

Il est à noter également que le caractère transfrontière des ressources en eau rend d’autant plus difficile les tentatives de résoudre ces problèmes complexes.

Pour information, la convention des Nations Unies sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux, qui à l’origine, était une convention régionale couvrant uniquement les pays membres de la commission économique des Nations Unies pour l’Europe (CEE-ONU) fournit un cadre juridique pour la coopération régionale sur les ressources en eau partagées.

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