Togo / Secteur agricole : De vieilles plantations régénérées et de nouvelles créées grâce au PASA

Il s’est agi de réaliser des tailles soutenues et des entretiens réguliers dans les vieilles plantations sur des terres ayant porté au nom de plantation auparavant. Apprend-on.

Cette action a pris de l’ampleur depuis 2013 avec l’appui du PASA permettant de régénérer ou/ et de replanter 30 441, 56 ha de caféiers et 16 246 ha de cacaoyers sur des prévisions de 24 000 ha et 16 000 ha respectivement pour le café et le cacao, soit un taux de réalisation respectif de 126,8% et 101, 5%.

Particulièrement pour les caféières avec la mise en œuvre de l’opération spécifique de recépage, 2750 ha ont été recepés et 564 tonnes d’engrais NPK  20 10 10 à coût subventionné mis à la disposition des planteurs ayant recépé.

Plus de 8 000 plants agroforesterie de 6 espèces produits et distribuées aux producteurs entre 2015 et 2016 pour améliorer le couvert végétal sur les plantations et 27 000 poivriers distribués en guise de plants de protection de plants d’ombrage et de culture de diversification.

Les fonctionnements des coopératives de base et de faîtières  renforcés

Le renforcement des coopératives et de leurs faîtières grâce au  PASA , n’a pas été du reste . Les résultats obtenus sont parlants : 372 GPCC sur 523 ont été mutés en SCPCC « SCOOPS » soit  71,13%
12 UGPCC sur 12 ont été mutées en USCPCC « COOP-CA »  soit 100%;
69 dossiers d’immatriculation sont constitués et déposés à la DFDTOPA  (Direction de la Formation , de la Diffusion des Techniques et des Organisations Professionnelles Agricoles);

40 SCOOPS et 3 COOP-CA  dont la FUPROCAT « COOP-CA » ont obtenu leurs attestations d’immatriculation à la DFDTOPA.

Signalons également la formation de 1231 élus responsables à la gestion et de 20 élus sur le fonctionnement d’une coopérative , sur l’andragogie (formation des adultes) , en gestion administrative comptable et financière des USCPCC et SCPCC , sur l’élaboration du plan d’affaires avec une application dans 14 USPCC , sur le contrôle interne des sociétés coopératives et son guide , sur la tenue de logiciel compta 100 et sur l’établissement des états financiers (compte de résultat et bilan).

Le nombre des coopératives de base a augmenté de 15 ; il en est de même pour les volumes de café et de cacao commercialisés par la  FUPROCAT « COOP CA » qui ont accru pendant les deux dernières campagnes respectivement de 24,55% et 2,94%.

Des acteurs des filières café et cacao en synergie d’action

Le nouveau dynamique insufflé par l’État togolais et les PTF à travers le financement du Projet d’Appui au Secteur Agricole ( PASA) , permet à différents acteurs de travailler dans une synergie d’action pour amener ces deux filières à reconquérir toute leur place .

Il s’agit :  Des services techniques étatiques dont  notamment
L’Unité Technique Café Cacao (UTCC) , une unité spécialisée de l’ICAT chargée d’apporter l’appui au conseil agricole aux producteurs de café et de cacao et de leur fournir du matériel végétal performant pour la régénération de vieilles plantations et la création de nouvelles.

Le Centre de Recherche Agronomique de la Zone Forestière de l’Institut Togolais de la Recherche Agronomique (ITRA /CRAF) qui s’occupe de la recherche scientifique sur le caféier, le cacaoyer et autres plantes, du comité de coordination pour les Filières Café et Cacao (CCFCC), une structure  para étatique chargée de coordonner et de réguler les deux filières : du Conseil Interprofessionnel des filières Café et Cacao du Togo (CICC-Togo) crée le 30 septembre 2014 avec l’appui technique et financier du PA SA regroupant quatre familles professionnelle à savoir :

Le réseau des producteurs dénommé la fédération des unions des sociétés coopératives des producteurs de café –cacao au Togo- coopérative avec conseil d’administration (FUPROCAT « COOP-CA)

Les collecteurs et acheteurs des produits café et cacao représentés par le syndicat Indépendant des Acheteurs de Café et de Cacao du Togo (SIACCTO)

Le maillon des exportateurs des produits café et cacao représenté par l’Association des Transformateurs de Café cacao du Togo (ATCC-TOGO)

À ces acteurs travaillant exclusivement sur ces deux filières, il faut ajouter des acteurs d’accompagnement tels que : la direction du conditionnement et de la météorologie légale (DCML) qui s’occupe du contrôle de la qualité des produits avant exportation ;

la Direction des Statistiques, de l’Informatique et de la Documentation (DSID) qui s’occupe du suivi statistique des plantations de Café et de Cacao.

Des Changements de plus en plus visibles

Des transformations socio-économiques sont perceptibles dans la zone café –cacao; Reprise progressive et importante de la régénération des plantations et de l’extension;  Amélioration des capacités productives des plantations et augmentation des tonnages de café et de cacao produits qui sont passés respectivement de 13 000 tonnes en 2012 à 10 000 tonnes en 2016 (selon  le suivi statistique des plantations réalisée par la DSID)

Cent (100) emplois permanents  crées dans la protection phytosanitaire des plantations de cacao et dans la transformation des produits et environ vingt mille (20 000) emplois occasionnels pour les entretiens des plantations de café et de cacao , pour les activités post récolte et pour la mise sur le marché.

Regain d’intérêt général pour la culture de café et cacao marqué par un engouement des producteurs et une motivation des acteurs aujourd’hui visible sur le terrain.

Il faut signaler que ces actions initiées et les résultats encourageants obtenus sont une réponse aux faibles performances obtenues après la libéralisation des deux filières.

Kofi M.

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