La gestion des ressources humaines du Bassin de la Volta n’est pas suffisamment solide. Depuis sa création en 2007, l’Autorité du Bassin de la Volta a été confronté à plusieurs problèmes liés à sa gouvernance.
Et c’est fort de ce constat que les six (6) pays drainés par le fleuve Volta ont ouvert depuis ce mardi 30 juillet à Lomé un atelier régional conjoint de validation du rapport de l’étude de renforcement des capacités en gestion des ressources humaines et du manuel des procédures administratives comptables et financières de l’Autorité du Bassin de la Volta et de la quatrième réunion du comité de pilotage du Programme d’Action Stratégique du Bassin de la Volta.
Au cours de cette rencontre de trois (3) jours, les participants procèdent à la validation du rapport de l’étude de renforcement des capacités en gestion des ressources humaines , à l’élaboration du manuel des procédures administratives, comptables et financières de l’Autorité du Bassin de la Volta et à la réflexion sur le Projet de Mise en œuvre du Programme d’Action Stratégique du Bassin de la Volta (Projet VISP).
« Aucune entreprise dans le monde ne peut évoluer sans une bonne gestion de ses ressources humaines. C’est pourquoi les textes sont fondamentaux pour nous permettre d’être mieux cadrer suite aux divers secteurs de gouvernance. Et nous sommes là pour structurer les aménagements proposés. L’ABV est né il y a 13 ans, le monde évoluant, les stratégies changent, il était quand même important de réadapter nos textes aux conditions actuelles. », a lancé M. DESSOUASSI Yaovi Robert, le Directeur Exécutif de l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV)
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Poursuivant, le premier responsable de l’Autorité du Bassin de la Volta a indiqué le bien-fondé de l’ Autorité quant à la gestion et la mise en valeur du fleuve Volta.
« Nous aspirons à la paix, les états qui ont créé l’Autorité du Bassin de la Volta ont bien compris que le fleuve volta et ses affluents et sous affluents a un caractère international. Et donc aucun état traversé par un quelconque bras n’est libre de faire ce qu’il veut dessus. Et c’est fort de cela que les six états se sont mis ensemble pour créer le cadre de concertation qui est l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV). Nous ne voulons pas la guerre à cause de l’eau. Nous sommes un instrument de coopération qui lie les six États, notre fonctionnement est lié aux paiements des contributions des états. Et donc il est important que les états puissent avoir leur mot à dire dans le respect du cadre organique de l’ABV »
Lors de son intervention, le représentant du ministre de l’eau du Togo a estimé que, la présente rencontre pose les jalons qui permet aux états en question d’avancer considérablement vers l’atteinte des résultats escomptés de deux résolutions celui relative au respect du cadre organique et à l’évaluation périodique du personnel et l’autre relative à la réalisation d’un audit organisationnel et financier par un consultant indépendant afin de faciliter la prise de décision par les Etats membres.
Pour information, l’Autorité du Bassin de la Volta a en charge la gestion et la mise en valeur du fleuve Volta. Ce dernier est un cours d’eau transfrontalier partagé par six États de l’Afrique de l’Ouest. La Volta s’étend du nord au sud sur une distance de 1 850 km avec un bassin d’une superficie d’environ 400 000 km². À cet égard, il constitue le neuvième fleuve africain en termes de longueur, mais occupe le second rang sur le continent en termes de débit avec en moyenne 390 milliards de m3 par an8. Mais la particularité de l’ABV a trait à sa jeunesse. Débuté en 19989, le processus de création d’une Autorité en charge de la gestion du Volta a trouvé son aboutissement avec la signature de la convention portant création de l’ABV le 19 janvier 2007 à Ouagadougou


