Au total, plus de 2,3 millions de personnes bénéficieront des actions du Projet d’infrastructure et de développement urbain PIDU. En termes d’infrastructures, plus de 6,5 kilomètre de routes urbaines seront réhabilitées avec plus de 13 kilomètres d’ouvrages de drainage construits à Lomé, Kara et Dapaong ; environ 10 000 personnes auront accès à des sources d’eau potables.
Plus de 10 000 autres personnes auront accès à des services améliorés d’assainissement et l’exposition aux risques d’inondations sera réduite pour plus de 15 000 personnes.
Près de 500 000 emplois temporaires seront crées et les sept (7) villes bénéficiaires auront leur personne clé formé en gestion urbaine , leurs groupes communautaires renforcés et leurs populations sensibilisées à la préservation des ouvrages urbaine collectifs.
C’est dans ce cadre que le gouvernement se lance actuellement dans des travaux d’extension du réseau d’eau potable dans les villes de Lomé, Kara et Dapaong.
Pendant que des travaux sont en plein dans lesdites villes, le ministère de la Ville, de l’urbanisme, de l’habitat et de la salubrité publique veut sans doute faire les choses dans les normes, en visant des études diagnostic et de faisabilités du projet.
Spécifiquement, il va être conduit : un diagnostic complet de la situation du réseau dans chaque ville et dans chaque quartier en se basant sur les plans et/ou cartographies déjà disponibles.
Ce diagnostic devra permettre de dresser un état actualisé du réseau et de définir le tracé du futur réseau à mettre en place dans chaque quartier dans les villes sur un fond de plan SIG, de préciser les valeurs de référence en matière de populations bénéficiaires et la valeur finale, de collecter toutes les données nécessaires à la rédaction d’un Avant-projet détaillé (APD) (toutes les données nécessaires à la bonne conduite des travaux de réhabilitation doivent être collectées au cours de cette étape) ; la réalisation d’un APD intégrant toutes les données nécessaires à l’élaboration d’un DAO (fond topographique et profil en long, note de calcul, métré, planning des activités et devis quantitatif et estimatif), localiser les réseaux divers (réseau électrique et éclairage public, réseau téléphonique et GSM) et fournir leur plan ;faire une évaluation socio-économique des travaux projetés et une analyse des données démographiques dans les quartiers à desservir dans chaque ville afin d’estimer le nombre de bénéficiaires et la demande en eau.
Il est rappelé que le projet PIDU vient soutenir la mise en œuvre du Plan national de développement (PND) et va contribuer à la réalisation du double objectif d’élimination de l’extrême pauvreté et du partage de la prospérité : «En ce moment où le gouvernement mène des efforts pour accélérer le processus de décentralisation, le PIDU vient à point nommé pour soutenir la mise en place des capacités minimales de gestion à l’échelle municipal dans les villes bénéficiaires et aider les autorités locales à honorer leur mandat dans le cadre d’une fourniture de services décentralisés», avait déclaré Mahine Diop, chef Projet du PIDU à la Banque mondiale.
Le projet sera exécuté sur une période de cinq (5) ans par le Secrétariat permanent du Projet (SP-PIDU), sous la tutelle du ministère de la Ville, de l’urbanisme, de l’habitat et de la salubrité publique.
Par ailleurs, une récente signature de convention, mi-juin dernier, avec l’Agence française de développement (Afd) prend en compte, entre autres, l’Actualisation du Plan Directeur de l’Assainissement(PDA) de la Ville de Lomé (y compris la gestion des boues de vidange), des eaux pluviales et la gestion des déchets solides du Grand Lomé. Et l’étude de faisabilité des projets prioritaires. Le nouveau PDA permettra de définir le programme d’investissement à court, moyen et long terme de l’assainissement du Grand Lomé.
On rappelle que, de 25% en2005, le taux d’accès à l’eau potable est officiellement estimé aujourd’hui à 55% sur le plan national grâce à l’accompagnement des partenaires, dont l’AFD qui apporte un appui significatif et déterminant aux actions entreprises par les autorités dans le secteur de l’eau potable et de l’assainissement. Malgré un contexte d’accroissement de la population et de rareté des financements.
Lancé le 16 novembre 2018 à Lomé, le Projet d’infrastructure et de développement urbain (PIDU) vise prioritairement l’accès aux infrastructures urbaines et services de base dans les quartiers mal desservis des villes de Lomé, Kara et Dapaong, tels que : (i) des routes urbaines et espaces publics– éclairage public et aménagement paysager – ; (ii) des systèmes d’accès à l’eau potable ; (iii) des réseaux de drainage et de gestion des eaux pluviales, ainsi que (iv) de petites infrastructures économiques et sociales – marchés et échoppes de commerçants. Et d’autre part, le projet va fournir une assistance technique à la planification et à la gestion du développement urbain, ainsi qu’à la fourniture de services urbains de base résilients dans sept (7) villes, à savoir : Lomé, Tsévié, Kpalimé, Atakpamé, Sokodé, Kara et Dapaong.


