Pour réduire les Risques des Catastrophes , l’ANPC veut se doter d’un système d’alerte précoce multirisque

Ces dernières années, le Togo  est confrontée de manière récurrente à des inondations et des glissements de terrain causés par les fortes pluies, principalement les zones urbaines côtières comme la ville de  Lomé, où l’urbanisation croissante et non contrôlée favorise les catastrophes.

 Le pays est aussi affecté par la sècheresse et les feux de brousse, et par l’érosion de plus en plus prononcée sur toute la bande côtière, entrainant des dommages, des pertes économiques considérables et des victimes humaines.

Togo : L’ANPC au chevet des victimes d’inondations des  quartiers BÈ KPOTA et HEDZRANAWOE

Dans ce contexte de vulnérabilité croissante des populations et des secteurs de l’économie aux risques de catastrophes, le gouvernement Togolais a initié à travers l’Agence Nationale de la Protection Civile, un système d’alerte précoce pour que les populations soient informées en temps réel.

Toutefois la situation d’urgence et de catastrophe oblige à renforcer les capacités d’alerte afin de minimiser les impacts. C’est ce qui explique une rencontre initiée par l’Agence Nationale de la Protection Civile ce mardi à Lomé.

 Prévue pour deux jours , la séance de travail  qui réunit des experts  a  pour objectif d’évaluer les capacités et besoins en vue  d’accroitre le niveau d’alerte et les capacités de réponses aux catastrophes et aux situations d’urgence.

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 « En effet, les Systèmes d’Alerte Précoce (SAP) sont au cœur de nombreuses mesures qui permettent de limiter les pertes en vies humaines et de moyens de subsistance des communautés due aux aléas. Ils sont utilisés dans tous les secteurs impliqués dans la réduction des risques de catastrophe, afin de fournir aux communautés, aux gouvernements, aux ONG et aux acteurs humanitaires les informations qui leur permettent d’agir plus efficacement. D’où la nécessité de renforcer notre système d’alerte précoce en prenant en compte plusieurs risques. », a affirmé Nelson Akibode, Directeur de la Prévention, de la Coopération et des affaires humanitaire à l’ANPC, représentant le Directeur National  de l’ANPC.

Aussi indique-t-il «  A travers l’initiative CREWS, le gouvernement a renforcé le mécanisme d’intervention des différentes structures impliquées dans l’animation du système d’alerte précoce. C’est à ce titre qu’une étude a été conduite pour faire le diagnostic afin d’évaluer les besoins pour le renforcement de ce système. Il est normal qu’à l’issue de cette étude que les experts nationaux se retrouvent pour harmoniser leurs points de vue »

Notons qu’au sortir de cette rencontre un document de référence pour la mise en place progressive d’un système d’alerte précoce multirisque sera élaboré et validé.

Edem Kolani

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