Les besoins de consommation en poissons au Togo estimés à plus de 100.000 T/an

Un atelier de validation des plans cadres du Master Professionnel en Aquaculture et Transformation de produits Halieutiques à l’Institut Supérieur des Métiers de l’Agriculture (ISMA) de l’Université de Kara (UK), s’est tenu les 28 et 29 juin à Notse. Apprend-on de l’ATOP.

La rencontre s’inscrit dans la sous-composante 2.2 du projet « Renforcement des capacités des chercheurs et des acteurs impliqués dans le transfert de technologie » financé par le Ministère de l’Agriculture, de la Production Halieutique et Animale à travers le Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO).

L’objectif de l’atelier est d’identifier les besoins en compétences dans le secteur de l’aquaculture et de la transformation des produits halieutiques; de valider les curricula de formation du Master Professionnel en Aquaculture et Transformation des produits halieutiques en relation avec les compétences identifiées; ainsi que les plans cadres des enseignements du parcours Master Professionnel en Aquaculture et Transformation des produits Halieutiques.

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Il s’agit aussi d’identifier des pistes de collaboration entre l’Université de Kara et les différentes parties prenantes (secteur privé, Organisations de la société civile, partenaires techniques et financiers ainsi que l’administration publique).

Les participants : acteurs des ministères et autres structures publics et privés, des Universités et Centres Universitaires, partenaires techniques et financiers ainsi que personnes ressources ont au cours des travaux de valider des plans cadres des différentes unités d’enseignements de ce Master.

Ils ont aussi discuté d’un processus de renforcement de la pertinence des offres de formation en parfaite adéquation avec l’axe stratégique 2 du Plan stratégique de l’Université de Kara qui prône l’amélioration de la qualité des enseignements et de la pertinence des offres de formation.

Le directeur de l’ISMA-UK, Atti Tchabi a indiqué que la création de ce Master a été motivée par le manque considérable de ressources humaines de qualité que connait le secteur aquacole. Il a dit qu’à travers ce Master, l’ISMA-UK se veut être un institut formateur de cadre et d’entrepreneur potentiel de renommée internationale dans le domaine de l’Aquaculture. Il a remercié le Ministère de l’Agriculture à travers le PPAAO pour avoir accepté accompagner financièrement ce processus.

Le coordonnateur du PPAAO-Togo, Dr Adourahim Alimi Assimiou a souligné que la tenue de cet atelier entre dans la phase additionnelle, et ce, pour trois ans après une mise en oeuvre réussie de la première phase qui a couvert la période de décembre 2011 à mars 2017. Il a fait savoir que le projet comprend quatre composantes notamment la création de conditions propices à la coopération régionale en matière de développement et de diffusion de technologies ; le développement d’un centre national de spécialisation ; le financement à la demande du développement et de l’adaptation des technologies et la coordination, gestion, suivi et évaluation du projet.

Le représentant du président de L’UK, Prof. Kpodar Adana a, pour sa part, relevé que les enseignements dans plusieurs établissements supérieurs ne sont plus en phase avec les réalités du moment. Selon lui, ils sont de  fait loin de répondre au projet de transformation structurelle des économies des pays. Dans leur forme actuelle, ces établissements sont des institutions qui forment aux métiers passés. Une réforme de l’enseignement supérieur est désormais plus que nécessaire au regard de la crise de chômage qui prévaut, a-t-il indiqué. Il a également fait remarquer que cette exigence traduit la « vision Togo 2030 » du gouvernement qui ambitionne de faire du secteur de l’éducation et de la formation un système qui interagit positivement avec les transformations économiques, sociales et technologiques.

Au Togo, l’apport de la production agricole à l’économie nationale est encore faible et estimé à hauteur de 4, 5% du PIB. La production locale annuelle de poissons est estimée à 22. 000 tonnes par an, alors que les besoins de consommation se situent à plus de 100.000 T/an. Ainsi, 60% de la consommation en poissons sont importés pourtant, le pays dispose  de ressources fluviales importantes avec un plateau continental de 1048 km2 et un littoral de 56 km. Sa zone de pêche côtière s’étend sur 950 km et regorge de plans d’eau marine, d’étangs piscicoles, de barrages, de lagunes et de fleuves. Malgré ce potentiel, le secteur de production aquacole demeure embryonnaire, ceci en raison principalement d’une insuffisance de techniciens et spécialistes capables d’exploiter tout le potentiel dont regorge le secteur.

La rédaction

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