« La création d’emplois verts passera par la création d’initiatives de la part des jeunes dans le développement durable» Akouvi awoudja, Promotrice de la revue AKOUMAG

L’Afrique pour sortir de sa dépendance et de faire face à ses propres défis doit passer forcément par l’économie verte. Le potentiel est loin d’être négligeable puisque non seulement les richesses naturelles dont dispose le continent africain sont énormes, mais aussi les jeunes africains veulent agir dans ce domaine, ne se contentant pas de faire uniquement de la veille, car les problématiques liées à l’économie verte ou aux énergies renouvelables ne cessent de les interpeller.

Selon Akoua Akouvi Awouja, Gestionnaire communautaire dans un studio de conception de jeux vidéo au Togo et chargée du marketing dans une entreprise de transformation agroalimentaire, l’ampleur de la création d’emplois verts au 21e siècle dépend du poids économique des secteurs qui en bénéficieront et bien entendu de leurs besoins en main-d’œuvre.

« Le secteur de la construction et celui du bâtiment, qui font appel aux ressources naturelles, contribuent à la réalisation de cette transition. Ainsi, la construction d’infrastructures génère des activités de service comme le commerce, ce qui a un impact sur l’économie. Par là, nous comprenons que l’économie verte constitue à elle seule un processus dans lequel tous les secteurs de l’économie qui favorisent le développement durable sont intégrés » glose t-elle.

Et de poursuivre « la plupart des secteurs d’activités exploitant les ressources naturelles se structurent en filières suivant un processus bien déterminé et coordonné. Ceci permet de créer une multitude d’emplois pour une population donnée »
A en croire, le rapport de l’OCDE le nombre d’emplois dans le monde d’ici 2020 est estimé à 5 millions et ceci dans les secteurs de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables.

Par ailleurs, dans le même temps, plusieurs crises sociales portées par la jeunesse ont été observées dans plusieurs pays d’Afrique, à l’instar du Cameroun ou du Kenya.

La jeune Togolaise dans la vingtaine, raconte qu’une entreprise collecte dans les rues et marchés de Lomé des déchets plastiques, les pèse et les revend à des sociétés locales ou étrangères qui transforment selon leur convenance ces plastiques non biodégradables. Ainsi, Recycling donne une seconde vie aux sachets d’eau. Depuis août 2016, date d’amorçage des activités de la jeune start-up, des centaines de tonnes de sachets ont déjà été écoulées.

« Le processus de collecte des sachets en plastique est très simple. Un groupe dynamique de jeunes collecte les déchets dans environ 10 secteurs de la périphérie de la capitale. Recycling dispose de responsables de centre qui veillent à la qualité des sachets en plastique. Le taux de sachets non réutilisables s’élève à 2 % » confie t-elle.

En outre, l’humidité étant un facteur influençant la performance du circuit de traitement des sachets, des stratégies pour limiter ou réduire les effets de l’humidité, qui influent sur le poids des sachets, sont mises en œuvre. Les clients ou responsables de centre sont tenus de rendre les sachets apportés acceptables au cas où ils contiendraient du sable et des cailloux. Le circuit de traitement des sachets en plastique est inclus immédiatement dans le processus même de collecte.

En somme, Recycling collecte les déchets en vue de leur transformation. C’est ainsi que la simple collecte leur permet de réduire la pollution de l’environnement et d’accéder à un développement effectif à travers les emplois verts.

Hector Nammangue

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