Togo/SEPHOLO : une vidéo d’EDOH YANNICK N’TIFAFA pour dénoncer la pollution de l’Environnement à Lomé

Silence ! on (se) tue d’ EDOH YANNICK N’TIFAFA, est la vidéo présentée à la première édition de la Semaine photographique de Lomé (SEPHOLO) tenue du 04 au 12 octobre dernier et qui fait montre des dangers liés à l’Environnement. Lit-on sur le blog mawadga.net de la journaliste Eléonore Kodjovi.

Selon le réalisateur interwievé par notre consœur, cette vidéo-art intitulée Silence! On (se) tue, lui a été inspiré par les mauvaises habitudes des citoyens Togolais  qui salissent la ville et la polluent.

« J’ai donc mis en place une relation entre le réchauffement climatique, la pollution de la mer et la déforestation, avec les habitudes inciviques de Loméen.ne.s, ils urinent, défèquent et jettent des ordures dans les rues. Il est vrai que les Africains subissent les effets du climat causés par d’autres pays très polluants, mais, s’ils ne deviennent pas écoresponsables, ils seront à l’avenir les plus gros pollueurs. On doit donc agir pour notre survie. », Confie-t-il.

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Vue partielle d’un extrait d’image de la vidéo

Avant de dévoiler le message qu’il véhicule au travers de la vidéo d’art de 3 minutes.

« Silence ! on (se) tue, est une série d’une dizaine de petites vidéos de quelques secondes chacune. Elle met en scène un personnage qui met en scène le Togolais incivique qui confond certains lieux publics avec des toilettes à ciel ouvert et des dépotoirs. »

« Je crois que c’est nous-mêmes, êtres humains, que nous tuons par la déforestation, la pollution, les émissions des gaz à effet de serre, etc… Si nous ne corrigeons pas nos habitudes, c’est nous qui partirons. La planète subsistera, pas nous. Il nous revient de nous adapter et de revoir nos habitudes si nous tenons réellement à y vivre encore longtemps. » , affirme t-il.

Pour le réalisateur vert, l’intention est de faire des projections un peu partout à Lomé et dans les autres villes du Togo et d’Afrique.
« Il faut qu’on prenne réellement conscience de la situation. Et pour que cela puisse se faire, tous soutien et partenariat seraient les bienvenus. », conseille t-il.

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Livrant ses impressions à la consœur sur l’évènement riche en couleurs et en sons, EDOH YANNICK N’TIFAFA a félicité l’initiatrice de l’événement Mme Emelyne MEDINA, ses collaborateurs, tous les artistes qui ont participé au festival sans oublier le jury et a indiqué que son objectif a été atteint au travers de cette production.

« Contrairement à ce que son nom évoque, la SEPHOLO est un festival destiné aux photographes et aux vidéastes. Aussi mon œuvre est-elle plutôt j’ai proposé une vidéo parce que, pour moi, c’était le seul moyen de susciter les émotions que j’ai voulu transmettre. Et cela a plutôt bien marché. Mon objectif est atteint, car il y a eu un réel engouement auprès des passionnés présents le jour du vernissage et des autres jours de l’exposition. Certes, je n’ai pas eu le premier prix (7e sur 23) mais je remercie tous ceux qui ont soutenu mon projet de près ou de loin; surtout ma grande-sœur et mon fidèle coéquipier Daniel Amouzou-Lanta qui a même accepté jouer dans cette vidéo. », a t-il laissé entendre.

EDOH YANNICK N’TIFAFA est un scénariste, auteur-réalisateur et photographe et également producteur, titulaire d’un master 2 en réalisation/production documentaire de création obtenu à l’Université Gaston Berger de St Louis au Sénégal. Depuis 2017, il enseigne la sémiologie de l’image et du son dans une université privée de la place.

Il envisage de sortir son premier long-métrage documentaire qui aborde la thématique de l’émigration : pourquoi les marchandises peuvent-elles circuler et pas les hommes ? très bientôt  et compte le diffuser très prochainement dans plusieurs centres culturels de Lomé dans la ferveur de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes célébrée chaque 25 novembre.

La rédaction

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