Togo :  Les mines industrielles favorisent la perte des terres cultivables

Au Togo, le problème de dégradation de sols par les mines industrielles se traduit par une perte de terres cultivables parfois très fertiles impliquant une perte de revenus potentiels pour les propriétaires terriens. Apprend-on.

On assiste alors à un manque notoire de terres cultivables. Cette pénurie conduit à une absence ou une rareté de jachères et, par conséquent, à une surexploitation des terres et à une diminution des rendements.

Un autre impact sur le paysage concerne un changement de relief significatif par la disparition des collines où le minerai est exploité, causant un aplanissement du paysage original plus au moins montagneux, comme par exemple à Bandjéli (mine de fer à ciel ouvert).

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Le tout, mis à part les atteintes aux ressources en eaux, à l’air et les bruits. Le rapport propose des mesures d’atténuation : élaborer un guide technique avec des mesures destinées à la gestion de l’environnent dans les mines artisanales, y compris les méthodes de restauration de ces zones après exploitation ; l’administration des mines, appuyée par l’administration de l’environnement, devrait procéder à un inventaire des sites miniers artisanaux et fournir une assistance technique aux mineurs afin de les aider à prévenir et atténuer les impacts négatifs de leurs activités sur les sols ; les réponses techniques à ces impacts doivent être présentes obligatoirement dans les clauses des cahiers des charges et les plans de gestion environnementale et sociale des entreprises.

Pour toute demande de permis d’exploitation, un plan de fermeture et de réhabilitation environnementale, accompagné d’une garantie financière, et un plan d’action de réinstallation doivent être exigés. Les inspections par les services compétents (mines, environnement) doivent être renforcées pour vérifier périodiquement leur mise en oeuvre.

Surtout que «dans la pratique, il y a très peu d’inspections environnementales en raison du manque de ressources financières et de capacité technique de l’Agence nationale de gestion de l’environnement (ANGE)».

A noter que, actuellement, le plan de fermeture des mines est encadré d’une manière générale par la législation environnementale qui s’applique à tous les secteurs. Il devrait être pris en compte par le code minier, étant donné qu’il est spécifique au secteur minier

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