Togo : La petite mécanisation de l’agriculture, solution pour une transition agro écologique

Afin d’atteindre la sécurité et la souveraineté alimentaire (conformément à l’ODD 2), le gouvernement togolais déploie des efforts pour faire de l’agriculture togolaise un modèle en termes de rendement et de qualité des produits. Et entre autres moyens identifiés pour y parvenir : l’agriculture biologique.

Néanmoins, la marche vers une agriculture entièrement biologique, modèle plus durable, et  agro écologique risque d’être à la traine si tous les acteurs impliqués dans la souveraineté alimentaire ne sont pas mobilisés autour de l’effort fait par le gouvernement togolais en vue de la transformation du système agricole actuel.

Relier l’agroécologie aux ODD, une nécessité

Le constat est dressé par Koffitsè KPOGLI, Ingénieur agroéconomiste et représentant de l’Association nationale de l’agriculture biologique au Togo, invité à la rencontre de concertation ouverte vendredi à Lomé, avec les organisations de la société civile et paysanne impliquées dans la souveraineté alimentaire.

Interrogé par Vert-Togo, il indique que l’Etat a aujourd’hui mis sur pied une politique qui permet de convertir toutes les terres d’ici 2030 en des productions  biologiques, une chose possible.

Vue partielle de M. KPOGLY lors de sa présentation

Toutefois  poursuit-t-il « avec le manque de main d’œuvre, on doit aller à la petite mécanisation de l’agriculture togolaise, c’est en cela que nous parviendrons à la transition biologique et agro écologique dont on parle sans quoi ça sera difficile »

L’agroécologie au-delà de la protection de l’environnement est rentable selon Yannick ABODAH

En effet, la mécanisation agricole au Togo devra être écologiquement compatible, économiquement viable, abordable et adaptée aux conditions locales, et compte tenu de l’évolution actuelle des conditions météorologiques, intelligente face au climat.

L’intensification durable de la production agricole implique la protection des sols, de larges cultures de couverture et un travail minimum du sol. Pour Sena Alouka, directeur exécutif de l’ONG Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE), il n’existe aucun moyen qui peut aider le Togo à réduire drastiquement ses émissions que l’agro écologie.

«Là où l’agriculture industrielle pollue et dégrade, l’agro écologie régénère et restaure, en travaillant avec la nature, pas contre elle. Il est si facile de jouer sur l’agriculture. Il suffit d’accompagner efficacement le petit producteur, de faire la promotion agressive de la consommation locale et on pourra y arriver », conseille-t-il.

Construire le mouvement

Les divers acteurs qui ont pris part à la rencontre de concertation ouverte vendredi à Lomé ont d’abord réfléchi sur le type d’agriculture qu’il faut pour le Togo d’ici 2030 et ont ensuite validé un document portant intégration de l’agro écologie dans la politique du climat au Togo.

Togo: De la nourriture en quantité et en qualité, avec l’agroécologie

Le document en question permettra de mettre en œuvre la stratégie agricole du Togo et de faire de l’agriculture un secteur de croissance avec à la clé, la création d’emplois décents.

Il faut le rappeler, le secteur agricole est à la fois vulnérable aux changements climatiques et émetteur de gaz à effet de serre. Au Togo, le secteur reste très sensible aux effets des changements climatiques. Sa vulnérabilité est renforcée par la sensibilité des facteurs biophysiques et socioéconomiques dont dépend fortement ses éléments constitutifs.

kofi M.

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