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Région maritime : Bientôt une étude de faisabilité de lutte contre les plantes aquatiques envahissantes

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Au Togo, on note une prolifération des espèces exotiques envahissantes. Les  plus fréquemment rencontrées sont des espèces exotiques de terre ferme  ou  aquatiques.   En  milieu aquatique, les principales espèces qui envahissent les mares et les  lagunes au Togo sont Pistia stratioites (Araceae) et Echhornia crassipes(Ponteriaceae), mais aussi les espèces  de  fougère  Azollaceae (Azolla   africana   Desv.)  et  Salviniaceae  (Salvinia  auriculataAubl.), entraînant l’eutrophisation et l’asphyxie de toute la diversité biologique de ces écosystèmes.

C’est face à cette situation que le Gouvernement togolais à  travers un avis à manifestation d’intérêt, va utiliser une partie du montant du don reçu de l’Association internationale de développement (IDA) pour le financement du Projet d’Investissement de la Résilience des Zones côtières en Afrique de l’Ouest (WACAResIP), pour réaliser une étude de faisabilité de la lutte contre les plantes envahissantes, les modèles de gestion et de valorisation et les applications possibles dans la zone du projet WACA ResIP.

L’étude de faisabilité de lutte contre les plantes  aquatiques envahissantes sera réalisée dans la région Maritime (au sud du Togo).

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Les principales tâches du consultant à sélectionner sont : faire un inventaire des sites concernés par le phénomène des plantes aquatiques envahissantes ; réaliser  la  cartographie  des  sites concernés par le phénomène des plantes aquatiques envahissantes ;estimer la superficie totale des plans d’eau  sujets  au  phénomène  des plantes  aquatiques  ;  caractériser chaque site par rapport aux espèces végétales aquatiques envahissantes rencontrées, la dynamique de leur prolifération, les causes et les    conséquences    sur    la biodiversité et sur les activités socio-économiques et le lien avec les différents phénomènes climatiques du milieu.

Pour chaque site identifié, proposer des plans d’actions budgétisés de la lutte contre la prolifération des espèces végétales aquatiques envahissantes. Pour les sites qui  s’y  prêtent,  proposer  des  options budgétisées de la valorisation des espèces végétales aquatiques envahissantes.

La durée de la mission est de 90jours étalés sur 6 mois. Le consultant, lui, sera choisi après la clôture des offres fixée au 10 juin 2021 à 9heures TU au plus tard. Le ministère de l’Environnement et des ressources forestières, à travers l’Unité de gestion du projet WACA ResIP, invite les consultants éligibles, ayant une expérience confirmée dans le domaine identifié, à manifester leur intérêt. Les consultants intéressés doivent fournir les informations démontrant qu’ils disposent de qualifications  requises  et  expériences pertinentes pour exécuter ces services (documentation, référence de prestations similaires, expériences dans  des  missions  comparables etc.).

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Les critères de sélection sont : la mission sera réalisée par un cabinet disposant d’une expertise avérée dans le domaine de la gestion des  écosystèmes  aquatiques  en général et, particulièrement, la gestion des plantes aquatiques envahissantes d’au moins dix (10) ans.

Le cabinet doit, de préférence, avoir une bonne connaissance de la dynamique des zones humides ouest-africaines en général et, particulièrement, celles des grands bassins versants du Sud-Togo notamment les bassins de Mono, de Haho, de Zio et du système lagunaire, et dis-poser des capacités techniques et matérielles pour réaliser la mission.

Il doit justifier d’au moins quatre (4)missions en matière de développement de programmes, de stratégies ou de projets de gestion des plantes aquatiques envahissantes au cours  des  dix  (10)  dernières  années dont une (1) portant sur les zones  humides  de  l’Afrique  de l’ouest dans les cinq dernières années.

Les consultants disposant de l’expérience et des compétences requises en rapport avec la nature de la mission, seront évalués et comparés, et le consultant le plus qualifié et expérimenté sera sélectionné suivant la méthode de «qualification de consultant» en accord avec les procédures définies dans le Règlement sur la passation des marchés de la Banque mondiale.

C’est au début des années 80 que l’on a parlé, pour la première fois, de la prolifération de plantes aquatiques denses en Afrique de l’ouest.

Depuis lors, sous d’autres cieux, et pour lutter contre ce phénomène et en tirer parti, des projets de valorisation des plantes nuisibles se mettent en place à travers l’Afrique. C’est le cas de la jacinthe d’eau, plante exotique originaire d’Amazonie, qui prolifère dans les cours d’eau du fleuve Niger, du lac Victoria et de nombreux autres plans d’eau à travers le continent.

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A un certain niveau de maturité, la jacinthe d’eau étouffe la vie aquatique, réduit l’accès aux lieux de pêche, la qualité de l’eau potable et contribue à favoriser la reproduction des moustiques porteurs  du  paludisme.

En  2015, une  jeune  Nigérienne  a  initié  un projet dont l’objectif est de transformer  la  jacinthe  d’eau  en  engrais naturel et en électricité. Ou encore du roseau Thypha Australis, réputé nuisible pour les écosystèmes des zones humides, qui prolifère dans le  bassin  du  fleuve  Sénégal.  En septembre 2018, un programme de valorisation a prévu son utilisation comme charbon combustible et matériau de construction au Sénégal et en Mauritanie

Les plantes envahissantes aquatiques sont une des problématiques prioritaires  en  Afrique  de  l’ouest. Leur prolifération dans les fleuves et les rivières a un impact important sur la santé publique, la sécurité des approvisionnements en eau, la prévention des risques naturels et le maintien de la biodiversité.  Elles représentent donc une menace pour les cours et les bassins d’eau douce aussi bien dans des zones proches de la mer qu’à l’intérieur du pays, où elles (a) perturbent les activités humaines, avec un impact très négatif sur l’économie nationale et la structure sociale ; (b) affectent négativement la santé humaine, car elles constituent un habitat favorable  aux  vecteurs  de  nombreuses maladies ; et (c) représentent une menace grave pour l’environnement et la diversité biologique, en substituant la flore et la faune natives.


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