Les plantes communiquent pour se prémunir des attaques des parasites et des prédateurs. Cette forme de communication est très élaborée. Elles se préviennent ainsi mutuellement de l’arrivée d’un ravageur.
Une communication par voie chimique
Une première forme de communication s’effectue par voie chimique. Les plantes s’alertent ainsi les unes les autres par l’émission de composés volatiles. Une expérience a démontré qu’il existe une intelligence sociale des végétaux d’une même espèce, ainsi qu’une communication chimique.
Au début des années 1980, près de 2 000 antilopes koudous ont été retrouvées mortes dans des parcs fermés d’une réserve naturelle d’Afrique du Sud. En cause : la communication chimique entre des acacias. Les arbres broutés par les koudous auraient ainsi transmis à leurs congénères des messages d’alerte les conduisant à augmenter sensiblement la teneur en tanins (un poison défensif) de leurs feuilles.
Il semble que ce ne soit pas là une réaction purement physiologique. Par le biais de l’émission d’un gaz, l’éthylène, les acacias envoient des signaux aux autres acacias, pour anticiper le fait que leurs congénères vont bientôt être broutés à leur tour. Ceux-ci, avant même d’être confrontés à l’animal brouteur commencent à produire du tanin, par anticipation. Il y a une dimension cognitive dans ce phénomène.
Des signaux chimiques peuvent également être émis par les racines. Ainsi, lorsque la tomate tombe malade, elle avertit ses voisines via un message transporté par un champignon racinaire. En présence de ce champignon, les tomates saines se mettent à produire des enzymes de défense.


