Le problème d’assainissement au cœur de la 07e semaine africaine de l’eau au Gabon

L’Afrique accuse un retard en matière d’assainissement et de bonne gestion des ressources hydrique, ont indiqué des experts africains et internationaux participant à la semaine africaine de l’eau, à Libreville au Gabon.

À en croire les experts, il faut œuvrer pour mettre en place une coopération régionale et internationale pour pallier ces lacunes.

Au cours des différentes sessions programmées dans le cadre de cette semaine, organisée du 29 octobre au 2 novembre à Libreville sous le thème « Vers la réalisation de la sécurité de l’eau et de l’assainissement gérée de manière sûre pour l’Afrique », les participants ont souligné que la réalisation des Objectifs du Millénaire en matière de développement afférents à l’eau et l’assainissement passent par la mise en place d’un plan d’action africain intégrant l’ensemble des intervenants du secteur au niveau du continent et des partenaires internationaux publics et privés.

Pour eux, le problème d’assainissement a un impact direct sur le citoyen africain, citant dans ce sens les maladies d’origine hydrique dont pâtit l’Afrique tels le choléra et la diarrhée.

À cet égard, ils ont noté l’impératif d’accorder des ressources financières suffisantes pour développer la construction et l’entretien des structures d’assainissement.

S’agissant de la bonne gestion des ressources en eau, les experts ont relevé que certains pays du continent, tels ceux de l’Afrique centrale ne souffrent pas d’un stress hydrique et pourtant la population fait face notamment lors des périodes de la saison sèche à une pénurie de cette denrée, plaidant pour la construction davantage d’ouvrages hydrauliques.

Dans une déclaration à la MAP, le directeur hydraulique au ministère gabonais en charge de l’eau, Jocelyn Bouyou a souligné que cette semaine offre l’occasion aux décideurs et experts africains d’échanger avec des partenaires publics et privés sur la problématique d’assainissement et de gestion de l’eau, notant que cette semaine a permis d’exposer les expériences des différents pays en la matière.

Et d’ajouter que ce genre d’événement revêt une importance capitale pour un pays comme le Gabon qui ne souffre pas de stress hydrique et pourtant fait face, au cours de la saison sèche, d’une pénurie au niveau d’approvisionnement en eau potable, notant la nécessité de renforcer le cadre institutionnel (services de météorologies, données sur les eaux souterraines) et de mobiliser davantage de ressources financières pour investir dans le secteur.

Cette semaine est marquée par l’organisation de plusieurs sessions thématiques portant notamment sur les approches multi-parties prenantes pour gérer l’assainissement, la réduction des inégalités dans le secteur de l’eau, les services de gestion de l’eau, de l’assainissement et du drainage urbain, l’analyse contextuelle de l’assainissement au Gabon opportunités et les Perspectives inclusifs et durables.

La rédaction

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