La construction du 3ème quai au port de Lomé, n’a aucun effet sur le phénomène de l’érosion côtière contrairement à ce que beaucoup de togolais pensent.
Selon Komi Adjaho, spécialiste de gestion des risques côtiers et environnement littoral, interrogé par nos confrères du Bimensuel Togolais d’informations ‘’Focus Infos’’, le 3ème quai du groupe Bolloré est situé à l’intérieur du port, et donc ne peut ni occasionner, ni accentuer l’érosion sur la côte togolaise »
Aussi explique-t-il à la source « Ce phénomène d’érosion côtière est principalement provoqué par la perturbation ou la désorganisation du transit sédimentaire qui est assuré par la dérive littorale, qui est en fait, un courant côtier de transport des sédiments de l’ouest vers l’est, soit du Ghana voisin vers le Togo. Les sédiments qui se déposent sur la côte togolaise proviennent essentiellement de l’embouchure du fleuve Volta au Ghana. En effet, c’est le fleuve Volta qui est le principal pourvoyeur de sédiments à toute la côte ouest africaine»
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Selon ses explications l’érosion côtière ne s’est pas fait ressentir dans l’immédiat, mais s’est accentuée avec la construction du port autonome de Lomé.
« Plus précisément avec la jetée principale du Port Autonome de Lomé qui s’étend sur une longueur de 1300 mètres bloque désormais le peu de sédiment qui arrive sur la côte», relève t-il.
Il informe également que le barrage d’Akossombo sur la Volta, dans son fonctionnement, empêche le courant côtier de transporter des sédiments. Par conséquent, la quantité de sédiment a connu une nette diminution sur la côte est (Togo, Bénin et Nigéria).
Il faut noter que le collectif des personnes victimes de l’érosion côtière du Togo s’est fait encore entendre jeudi 2 juillet dernier à propos du phénomène qui selon eux est causé par la société Lomé Container Terminal (LCT). Une Société qui, selon leurs revendications continue de leur créer des dommages collatéraux.
Edem K.


