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Changement climatique : Les coûts annuels de l’adaptation estimés à 70 milliards de dollars

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Les coûts annuels de l’adaptation  dans les pays en développement sont estimés à 70 milliards de dollars, lit-on dans le  rapport 2020 du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière d’adaptation aux changements climatiques.

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Ce document publié ce jeudi  examine les progrès réalisés dans la planification, le financement et la mise en œuvre de l’adaptation, avec un accent sur les solutions fondées sur la nature.

Le document indique que des  mesures  d’adaptation  sont  de  plus  en  plus  mises  en  œuvre dans le monde entier, mais il y a encore très peu de signes  d’une  réduction  des  risques  liés  aux  changements  climatiques.

L’initiative  mondiale  pour  le  recensement  de l’adaptation  (Global  Adaptation  Mapping  Initiative)  a  recensé 1  700  articles  passant  en  revue  les  mesures  d’adaptation déployées  partout  dans  le  monde.

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 Un  tiers  d’entre  elles se  trouvait  aux  premiers  stades  de  mise  en  œuvre,  et seulement  3  %  avaient  atteint  le  stade  de  la  réduction  des risques.

Toutefois,  certains  éléments  indiquent  clairement une  accélération  de  la  mise  en  œuvre.

  Depuis 20 0 6 , près de 4 00 projets d ’adaptation financés par des fonds multilatéraux  œuvrant  en  faveur  de  l’Accord  de  Paris  (Fonds pour  l’adaptation,  Fonds  vert  pour  le  climat  et  Fonds  pour l’environnement  mondial)  ont  été  menés  dans  des  pays  en développement. La moitié d’entre eux ont débuté après 2015.

Les projets les plus anciens dépassaient rarement 10 millions de dollars US . Toutefois, depuis 2017, 21 nouveaux projets ont atteint un montant de plus de 25 millions de dollars US, ce qui suggère  que  les  mesures  d’adaptation  sont  de  plus  en  plus  complètes et potentiellement plus transformatrices .

Toutefois , malgré  ces  éléments  positifs,  il  n’existe  encore  que  très  peu de  signes  d’une  réduction  des  risques  liés  aux  changements climatiques , ce qui nuance toute conclusion sur  les progrès de l’adaptation dans son ensemble.

La  plupart  des  projets  ciblent  les  populations  vulnérables  et  nombre mentionnent explicitement des résultats liés au genre.

Selon les données compilées dans le document  les  projets  d’adaptation  qui  ont  commencé  depuis 2015, soutenus par les trois fonds multilatéraux susmentionnés, révèle que plus de la moitié sont mis en œuvre dans les pays les moins avancés, et près de 15 % dans des petits États insulaires en développement.

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La majorité de ces projets se concentre sur les secteurs les plus sensibles au climat, tels que l’agriculture et l’eau, la  sécheresse,  la  variabilité  des  précipitations,  les  inondations et les impacts côtiers faisant partie des risques climatiques les plus communément abordés.

 L’engagement du secteur privé est resté faible, sauf dans les secteurs du tourisme, de l’agriculture et  des  assurances.  Même  si  les  acteurs  gouvernementaux nationaux et locaux sont les principaux bénéficiaires du soutien aux  mesures  d’adaptation,  au  moins  25  %  et  peut-être  jusqu’à deux  tiers  des  projets  ciblent  en  fin  de  compte  les  membres les  plus  vulnérables  de  la  société.  De  plus,  au  moins  20  %  des projets mentionnent explicitement les résultats liés au genre, et tous  les  nouveaux  projets  doivent  entreprendre  une  évaluation de  la  question  du  genre.  Par  conséquent,  d’après  les  derniers chiffres,  le  Fonds  d’adaptation,  le  Fonds  vert  pour  le  climat  et le Fonds pour les pays les moins avancés ont ensemble atteint plus de 20 millions de bénéficiaires directs et indirects, et formé plus  de  500  000  personnes  sur  les  mesures  de  résilience  aux changements climatiques.

 Il est nécessaire d’augmenter davantage les niveaux de mise en  œuvre  afin  d’éviter  de  prendre  du  retard  dans  la  gestion  des risques climatiques, particulièrement dans les pays en développement.

Téléchargez le rapport complet  ici


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