Augmenter les produits forestiers non ligneux, un défi pour le Togo

Les produits forestiers non ligneux (PFNL) tels que le karité, le néré, le miel, les plantes médicinales, champignons, escargots, malgré leur importance remarquable dans la vie des populations, ne sont pas appréciés à leur juste valeur dans les initiatives de gestion des ressources naturelles.

Et pourtant, ces derniers jouent un rôle capital et contribuent à la sécurité alimentaire, la création de richesse et d’emplois aux populations. Certains font l’objet d’un commerce international et contribuent de manière significative à l’économie du pays.

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 Un  document est dans ce sens au cœur d’une réflexion des acteurs régionaux de la filière, des partenaires internationaux et les pouvoirs publics ceci depuis hier jeudi à Lomé.

 Le but est de se doter d’un programme national de gestion durable des PFNL qui apportera un nouvel élan à un secteur dont la compétitivité est encore jugée faible et le potentiel « pas assez apprécié à sa juste valeur ».

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Selon le ministre en charge de l’environnement et des ressources forestières, Foli-Bazi katari « Le programme en gestation ambitionne de renforcer la gouvernance, la production, la transformation et la commercialisation de la  karité, du  néré, de l’anacarde,du  moringa, du  miel etc…

Le projet dénommé  « appui à l’élaboration du programme national de gestion durable des produits forestiers non ligneux au Togo » est soutenu par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) de commun accord avec le Gouvernement.

« Les PFNL font l’objet d’exploitation et sont très utilisés c’est ce qui justifie l’élaboration de ce programme qui vise à booster le sous-secteur », a expliqué Gnama Wiyao, coordonnateur du projet.

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Le programme en question est structuré en quatre (4) sous-programmes notamment, l’amélioration de la gouvernance car il est nécessaire d’organiser les acteurs du secteur en vue d’une bonne gestion des ressources et leur activité ; la disponibilité et la production des PFNL ; la contribution à l’éclosion des unités de transformation des PFNL pour que les acteurs puissent mettre sur le marché des produits compétitifs répondant aux normes hygiène et qualité et; l’utilisation et à la commercialisation pour que les PFNL soient disponibles sur le marché national et international.

Edem kolani

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