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À kara , cinq à dix producteurs meurent des suites d’une morsure de serpent chaque an

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98 % des producteurs au Togo jugeraient selon le rapport de la Convergence Globale de Luttes pour la Terre et l’Eau , une protection sociale utile pour les agriculteurs du Togo. Par exemple, chaque année dans la région de la kara , entre cinq et dix producteurs meurent des suites d’une morsure de serpent.

Les producteurs n’ont pas accès aux soins et ne peuvent pas s’acheter les produits anti-venins pourtant nécessaires à l’exercice de leur métier.

85% sont satisfaits du système de protection sociale actuel pour les agriculteurs togolais car il est inexistant : « Je ne peux pas être satisfaite de quelque chose qui n’existe même pas » déplore une productrice agricole de Bogou centre (Canton de Bogo, préfecture de Tandjouaré)

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Parmi les producteurs interrogés par la Convergence Globale des Luttes pour la Terre et l’Eau, certains ont pu vivre de l’élevage pendant leur convalescence, d’autres ont dû trouver une activité temporaire le temps de se rétablir, d’autres encore ont dû vivre de leurs réserves ou s’endetter.

“Je me suis blessé avec la houe et ceci a suspendu mes activités agricoles. Et pour survivre, je n’avais d’autres options que de m’endetter » explique un producteur de Dimongue, dans le canton de Bogou .

Selon la convention 102 de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) la protection sociale est un droit pour tous. En 2011 , la CNSS (Caisse Nationale de Sécurité Sociale) a étendu son champ d’action auprès du secteur informel dont les producteurs agricoles.il est donc , depuis 2011 , juridiquement et théoriquement possible pour un producteur de bénéficier de la CNSS mais dans les faits cela n’est pas encore  effectif car les outils tardent visiblement à être développés.

Solutions

La CGLTE recommande au gouvernement de : créer un cadre national entre l’État, les organismes de protection sociale, les ONG concernées et les organisations paysannes pour définir un plan d’action sur 5 ans et suivre son application, engager un processus visant à définir un statut légal de producteur agricole. L’État doit aussi mobiliser les moyens pour un recensement précis des producteurs selon les activités.

Edem K.

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