Travailler en symbiose avec l’environnement pour protéger les populations : la riposte du PNUE à la COVID-19

La crise de COVID-19 montre que la santé des individus et l’état de la planète ne font qu’un. Les activités humaines se sont immiscées dans chaque coin de la Terre ou presque, ce qui a mis la population en contact avec de nouveaux vecteurs : 75 % des maladies infectieuses émergentes chez l’être humain proviennent des animaux.

Les menaces à long terme que sont les changements climatiques, la perte de biodiversité et la disparition des écosystèmes découlent également de la destruction de la nature.

La priorité immédiate à l’heure actuelle  pour le  Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) est de protéger les personnes en limitant la propagation de la COVID-19.

Reconnaissant que le virus nécessite une réponse environnementale solide, nous sommes prêts à soutenir les États membres et les partenaires de première ligne des Nations unies en fournissant une expertise technique sur la gestion des produits chimiques et des déchets dangereux, alors qu’ils cherchent à faire face à l’augmentation des déchets rendue nécessaire par la réponse médicale à la crise.

En dépit des restrictions imposées dans de nombreux pays où le PNUE est présent, ce dernier demeure opérationnel tout en respectant bien entendu toutes les recommandations émises par les autorités nationales et l’OMS. Au PNUE, nous restons profondément attachés à notre mandat principal qui est de faciliter la gouvernance environnementale mondiale en adoptant des canaux virtuels pour tenir nombre de ces discussions. En effet, au bout du compte, la santé des personnes et la santé de notre planète sont intimement liées.

Les activités humaines ont modifié pratiquement tous les coins de notre planète, de la terre aux océans. Et comme nous continuons à empiéter sans relâche sur la nature et à dégrader les écosystèmes, nous mettons en danger la santé humaine. En fait, 75 % de toutes les maladies infectieuses émergentes sont des zoonoses, c’est-à-dire des virus provenant des animaux, qu’ils soient domestiques ou sauvages, aux humains.

Le PNUE travaille en étroite collaboration avec ses partenaires pour développer les connaissances scientifiques sur les liens entre la stabilité des écosystèmes, l’environnement et la santé humaine, y compris en ce qui concerne les zoonoses.

C’est précisément en raison de la nature interconnectée de toutes les formes de vie sur cette planète qu’un cadre ambitieux pour la biodiversité après 2020 est très important, et nous restons demeurons engagés dans les initiatives pour y parvenir.

Dans le contexte de l’après-crise, alors que les gouvernements approuvent des plans de relance pour soutenir la création d’emplois, la réduction de la pauvreté, le développement et la croissance économique, nous continuerons à aider les États membres et les partenaires à « reconstruire en mieux », à saisir les occasions de passer à des investissements verts, tels que les énergies renouvelables, le logement intelligent, les marchés publics écologiques, les transports publics, le tout guidé par les principes et les normes de production et de consommation durables.

Ces mesures : une gestion saine des déchets médicaux et chimiques dangereux, une gestion forte et globale de la nature et de la biodiversité, et un engagement clair à « reconstruire en mieux », à créer des emplois verts et à faciliter la transition vers un avenir neutre en carbone, seront la clé d’un avenir résilient et durable et de la réalisation des objectifs de développement durable. Et cela, bien sûr, reste l’avenir que nous souhaitons tous.

Avec le PNUE

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