Togo : les ressources en eau renouvelables annuellement estimées à plus de 19 milliards de m³/an

Pour l’ensemble du Togo, les ressources en eau renouvelables annuellement sont estimées à plus de 19 milliards de mètres cube par an. Lit-on dans le premier rapport sur l’état de l’environnement du Togo (reet) publié en janvier 2020 par le ministère en charge de l’environnement en collaboration de l’Agence Nationale de Gestion pour l’Environnement  dans le cadre du Projet d’Amélioration du Système d’Information Environnementale du Togo (PASIET).

En d’autres termes, le Togo dispose des ressources en eau abondantes, mais inégalement réparties sur le territoire national.

Elles sont majoritairement constituées des eaux de surface que drainent les trois grands bassins versants du pays (Oti, Mono et Lac-Togo) et des eaux souterraines renouvelables contenues dans les deux grandes formations aquifères du socle et du bassin sédimentaire côtier.

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Les  prélèvements totaux d’eau de surface et d’eau souterraine sont estimés à 240 millions de m3/an pour 2010 et 650 millions de m3/an à l’horizon 2025.

 Ces prélèvements restent globalement insignifiants par rapport aux ressources disponibles.

Malgré cette grande potentialité des ressources en eau, la proportion de la population ayant accès à une source d’eau potable est estimée à 56,1%.

 Les ressources en eau du Togo sont sujettes à de multiples pressions qui compromettent la durabilité de celles-ci en l’absence d’une gestion intégrée.

 Parmi ces pressions figurent la croissance démographique, le déficit des règles d’hygiène et de l’assainissement en général, la pollution par les nitrates et les métaux lourds, la contamination bactérienne, les changements climatiques et les changements d’occupation et d’utilisation des terres, l’intrusion saline dans la nappe du Continental Terminal qui fournit près de 70% de la consommation en eau à ville de Lomé.

Les activités agricoles avec l’utilisation des engrais et des pesticides, les activités industrielles qui génèrent des effluents bruts déversés dans les cours d’eau, lacs, dans le système lagunaire, favorisent l’eutrophisation des eaux de surface. Les lits des étendues d’eau sont menacés d’ensablement ; ce qui favorise les inondations qui deviennent récurrentes dans certaines régions du pays. La contamination des eaux impacte beaucoup la santé humaine avec un fort taux de maladies hydriques (paludisme, gastroentérites, diarrhées etc.).

Il faut noter que  la loi n°2010-004 du 14 juin 2010 portant code de l’eau constitue la base légale et l’assise juridique nationale permettant la mise en oeuvre et le développement d’une véritable politique de gestion et de mise en valeur des ressources en eau au Togo.

Kofi M

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