Togo / 12ème FNPT : outre les formations, la coopérative de Tachayém demande un appui matériel

La transformation artisanale des graines de néré en moutarde est la principale source de revenus des femmes de la Coopérative de tachayém de lassa élimdè, (environ 3km de kara ) au nord du Togo.

Ayant déjà la maîtrise de la technique traditionnelle, ces femmes aspirent à la compétitivité de leur produit en transformant la moutarde en bouillon par des méthodes modernes.

La Présidente de la coopérative Mme Boukpessi Kondi rencontrée à la 12ème édition du Forum National du Paysan à kara a indiqué qu’avec ses collègues, elles convoitent le marché international. Ainsi, elles rêvent d’une production plus raffinée de leur moutarde. Cependant, pour ce faire, il y a un besoin de matériels de transformation.

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« Nous remercions le ministère en charge de l’agriculture qui nous a formés sur la production des moutardes et surtout sur l’aspect qualité et normes environnementales. C’est d’ailleurs le pourquoi, on expose à cette rencontre du secteur agricole nos produits pour faire montre de notre volonté. Cependant, on a besoin de subvention financière pour augmenter notre production et être assez compétitif au travers des matériels de transformation. », a-t-elle confié.

Et d’ajouter « Notre ambition aujourd’hui est de transformer notre moutarde nationale en un bouillon qui sera commercialisé sur le marché international et c’est notre cri à l’endroit du gouvernement togolais »

Pour ces femmes, la mécanisation de la transformation est l’idéal à atteindre parce qu’elle leur permettra de réduire la pénibilité du travail, d’augmenter la quantité de la production et d’avoir au bout du rouleau un produit fini de bonne qualité, compétitif sur le marché international.

Pour information pour remédier au recul de la tradition et à la perte nutritionnelle par rapport à la consommation de la moutarde, un jeune chercheur togolais, Kodzo Amegah, a mis au point un néré cube à base de farine de néré non fermentée. Ce cube est aussi inodore que son rival industriel, mais garde sa teneur originelle en protéines. Des tests gustatifs ont montré qu’il était aussi apprécié des consommateurs que le bouillon cube. Selon son inventeur, qui a mené ses travaux dans le cadre de l’École supérieure des techniques biologiques et alimentaires de Lomé, la technologie de fabrication du néré cube n’exige pas un équipement coûteux.

Jores M. depuis kara

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