Préservation de l’Environnement : La CEDEAO part en guerre contre les émissions des gaz à effet de serre

Pour plus de carburants propres dans l’espace communautaire, la CEDEAO impose la teneur en soufre pour l’essence et le gasoil. Apprend-on de l’UNION, le bihebdomadaire togolais.

Selon la même source, du 5 au 6 février 2020 à Ouagadougou au Burkina Faso, les ministres en charge des Hydrocarbures et ceux en charge de l’Environnement, le commissaire Énergie et mines et le commissaire Agriculture, environnement et ressources en eau de la Commission de la CEDEAO, ainsi que les experts venus des États membres, de la Commission de la CEDEAO et d’organismes régionaux et internationaux, ont examiné les conclusions de l’étude portant sur l’harmonisation des spécifications des carburants et des limites d’émission des gaz et particules émis par les véhicules.

A la fin, ils adopté le rapport qui leur avait été soumis. L’objectif est d’améliorer la qualité des carburants et la préservation de l’environnement dans l’espace CEDEAO, et de promouvoir le développement d’un marché régional dynamique et intégré des hydrocarbures respectueux de l’environnement.

Les ministres et les experts ont ainsi décidé de l’application de nouvelles spécifications harmonisées pour l’essence et le gasoil, et de l’utilisation de la norme Euro 4/IV pour les limites d’émission des gaz et particules émis par les véhicules.

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Concernant les nouvelles spécifications de l’essence et du gasoil qui limitent tout particulièrement la teneur en soufre à 50 particules par million (ppm), leur application débutera à partir du 1er janvier 2021 pour toutes les importations hors CEDEAO et à partir de 1er janvier 2025 pour la production émanant des raffineries de l’espace CEDEAO.

Ces mesures auront le mérite de mettre fin aux disparités actuellement constatées et à l’opacité qui entoure le secteur d’un pays à un autre.

En septembre 2016, dénonçant de graves atteintes à la santé dues au diesel en Afrique qui pollue l’air, l’ONG suisse Public Eye avait appelé quatre types d’acteurs à agir.

Seuls les États africains se sont résolus à prendre des mesures rapides et efficaces. Lors d’une rencontre convoquée à Abuja, au Nigeria, le 1er décembre 2016 par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Togo et le Nigeria (en plus du Ghana qui s’y était déjà engagé à abaisser à 50 ppm, contre 3 000 ppm à l’époque, le plafond de concentration de sulfure inclus dans les carburants distribués sur son sol) avaient annoncé leur intention de limiter drastiquement la teneur en soufre autorisée dans le diesel importé «en imposant une limite de 50 parties par million à la teneur en soufre autorisée dans le diesel importé à partir de juillet 2017».

A l’époque, la teneur en soufre était fixée à 3 000 ppm au Nigeria et au Bénin, mite autorisée en Europe (10 ppm), concentration très dommageable pour la qualité de l’air et pour la santé des habitants. Et pour l’essence, sans tester les carburants d’autres grands distributeurs non suisses, elle avait conclu qu’environ la moitié des échantillons testés présentait une teneur en sulfure équivalente à 15 à 72 fois la limite européenne.

A noter qu’en mai 2019, le Bénin a choisi de donner le bon exemple en rejoignant le Nigeria et le Ghana en matière de carburants plus propres en Afrique de l’ouest, et de mettre en place un système de suivi évaluation de leur application.

Au Togo, la loi de finances, gestion 2020, a prescrit des abattements sur la valeur en douane de véhicules de transport de marchandises : 100% pour les véhicules électrique ou hybride à l’état neuf, 90% pour les véhicules neufs, 50% pour les véhicules d’un à deux ans d’âge, 35% pour les véhicules de trois à cinq ans d’âge. De quoi inciter à recourir de moins en moins à de vieux véhicules, plus polluants.

Avec l’UNION

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