La 1ère Journée internationale de l’air pur célébrée ce lundi 7 septembre

Les événements extrêmes de pollution atmosphérique étant de plus en plus fréquents, les efforts mondiaux visant à réduire la pollution et ses effets bénéficieront de plus de visibilité alors que pour la toute première fois, le monde célèbre la Journée internationale de l’air pur pour des ciels bleus, le 7 septembre.

Adoptée par une résolution de l’Assemblée générale des Nations unies en 2019, la Journée internationale de l’air pur pour des ciels bleus, dont la célébration est coordonnée  par le programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), souligne l’importance et l’urgence de sensibiliser le public à tous les niveaux et de promouvoir et faciliter les actions visant à améliorer la qualité de l’air. La République de Corée est en tête de file des efforts mondiaux menés pour célébrer cette nouvelle Journée internationale de l’air pur pour des ciels bleus et organise un événement pour lancer les célébrations.

Dans de nombreuses régions du monde, les événements de pollution atmosphérique extrême sont devenus un phénomène saisonnier, presque aussi régulier que la mousson ou la chute des feuilles en automne. Début novembre, New Delhi et d’autres villes du nord de l’Inde ont connu des niveaux de pollution de l’air qui ont entraîné l’annulation de vols et les citoyens ont été contraints de porter des masques ou de rester chez eux. À Oulan-Bator, en Mongolie, et dans la capitale thaïlandaise, Bangkok, ces événements se produisent en janvier et février. En Californie et en Australie, les feux de forêt d’été sont exacerbés par le changement climatique, détruisant les habitats et couvrant de vastes zones dans une brume étouffante.

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Ce sont là des exemples des conséquences extrêmes d’une crise qui nous touche tous : la pollution atmosphérique affecte la santé humaine, animale et planétaire, et on estime à 7 millions le nombre de personnes qui meurent prématurément de maladies causées par la pollution atmosphérique. La pollution atmosphérique est le plus grand risque environnemental pour la santé humaine et l’une des principales causes évitables de décès et de maladie dans le monde. Chaque année, plusieurs millions d’autres personnes atteintes de ces maladies souffrent d’un handicap important.

« Dans le monde entier, neuf personnes sur dix respirent de l’air pollué », a déclaré le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, dans son message à l’occasion de cette Journée. « L’ampleur de ce défi exige une action décisive de la part des gouvernements, des entreprises et des communautés pour mettre fin à la dépendance aux combustibles fossiles au profit d’une énergie renouvelable propre et abordable. En cette toute première Journée internationale de l’air pur pour des ciels bleus, ensemble, bâtissons un avenir meilleur où chaque personne peut respirer un air pur ».

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La pollution de l’air ne menace pas seulement la santé des personnes, mais a également des effets négatifs sur les plantes et les écosystèmes. La pollution de l’air par l’ozone est à elle seule responsable de la perte de 52 millions de tonnes de récoltes mondiales chaque année. La pollution atmosphérique est également à l’origine de la crise climatique, de nombreux gaz à effet de serre et polluants atmosphériques provenant des mêmes sources, ce qui signifie que la pollution atmosphérique est non seulement néfaste pour la santé et la qualité de vie des hommes aujourd’hui, mais qu’elle rend également l’avenir moins sûr pour les générations futures.

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Moon Jae-in, Président de la République de Corée, a déclaré « Je suis très heureux de célébrer la première Journée internationale de l’air pur pour des ciels bleus, adoptée l’année dernière par l’Assemblée générale des Nations unies. J’espère que cet événement contribuera à sensibiliser davantage le public à la pollution atmosphérique transfrontalière et constituera une étape importante dans les efforts mondiaux visant à mettre en œuvre des actions basées sur des solutions pour un air plus pur ».

La bonne nouvelle est qu’il existe aujourd’hui des solutions pratiques et rentables pour réduire la pollution de l’air. La pollution de l’air ne respecte pas les frontières internationales et les pays doivent travailler ensemble pour donner la priorité aux mesures de réduction de la pollution de l’air et investir dans des solutions pour un air pur ; les recherches montrent que les énergies renouvelables n’ont jamais été aussi rentables.

La Journée internationale de l’air pur pour des ciels bleus exhorte à une coopération internationale accrue aux niveaux mondial, régional et sous-régional. Elle offre une plate-forme pour renforcer la solidarité mondiale ainsi que l’élan politique en faveur de la lutte contre la pollution atmosphérique et le changement climatique, notamment par des actions telles que la collecte accrue de données sur la qualité de l’air, la réalisation de recherches conjointes, le développement de nouvelles technologies et le partage des meilleures pratiques.

« La pollution de l’air est un risque environnemental énorme pour la santé humaine. Elle a un impact disproportionné sur les plus pauvres. Les coûts économiques augmentent, que ce soit en raison des factures de santé, de la perte de productivité, de la diminution du rendement des cultures ou de l’érosion de la compétitivité des villes », a déclaré Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE.

« Les fermetures liés à la pandémie de COVID-19 ont montré qu’un ciel plus propre est possible. Que les gens sont prêts à écouter la science. Que nous pouvons agir rapidement pour protéger la santé humaine. Nous devons prendre des mesures urgentes similaires pour réduire le smog dû à la pollution atmosphérique. Si nous le faisons, nous pouvons sauver des millions de vies et des milliards de dollars chaque année ».

« Face aux défis mondiaux posés par la pollution atmosphérique, le changement climatique, les inégalités sociales et économiques et la pandémie actuelle de COVID-19, nous avons une chance de reconstruire en mieux », déclare le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS.

« De nombreux gouvernements ont déjà pris des mesures pour aligner leurs politiques en matière de santé, de pollution atmosphérique et de climat. Il est temps de repenser la façon dont nous organisons nos sociétés, nos villes, nos transports, et la façon dont nous cuisinons et chauffons nos maisons, pour notre santé ».

La première Journée internationale de l’air pur pour des ciels bleus sera marquée par un certain nombre d’événements organisés dans le monde entier, dont la cérémonie officielle, qui sera présidée par le président Moon Jae-in de la République de Corée ; le Forum international de l’air pur pour des ciels bleus, organisé par Ban Ki-moon, ancien secrétaire général des Nations unies et actuel président du Conseil national coréen sur le climat et la qualité de l’air, et un événement du PNUE dirigé par la directrice exécutive Inger Andersen, accompagnée du ministre coréen de l’environnement, Cho Myung-Rae, et le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Avec PNUE

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