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L’air pollué pourrait favoriser la propagation du Covid-19

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Coïncidence ou réel effet synergique? Dans une note d’analyse publiée sur son site, la Société italienne de médecine environnementale (SIMA) observe une corrélation frappante entre la pollution atmosphérique par les particules fines et la sévérité de l’épidémie de Covid-19. A t-on appris de nos confrères du journaldelenvironnement.net

Le media précise  que le lien entre la pollution de l’air et les infections respiratoires a déjà été observé pour d’autres maladies: en 2010, une étude chinoise révélait une plus grande concentration de particules virales de la grippe aviaire H5N1 lorsque soufflaient des tempêtes du désert.

 D’autres études publiées par la suite ont établi une relation entre la teneur atmosphérique en particules fines (PM2,5 ou PM10), et le nombre de cas de rougeole ou d’infection par le virus RSV –responsable de pneumonies infantiles.

Rien d’étonnant à cela, estime la Société italienne de médecine environnementale (SIMA) dans une note publiée sur son site internet. Les virus peuvent en effet être portés par les particules aériennes, qu’elles soient solides ou liquides. Or le même phénomène pourrait être à l’œuvre avec le virus SRAS-CoV-2, agent du Covid-19 qui fait des ravages en Italie (6.077 morts recensés au 23 janvier à 18h), particulièrement dans sa partie nord.

Un lien entre PM10 et nombre de cas

Les chercheurs montrent en effet une corrélation entre le nombre de cas dans la péninsule italienne et la pollution par les PM10. Pour cela, ils ont analysé la teneur atmosphérique en PM10 de cinq provinces italiennes, non précisées, sur la période du 10 au 29 février. Leurs résultats montrent que la pollution y était étroitement corrélée au nombre de cas de Covid-19 recensés au 3 mars –en tenant compte d’un délai de 14 jours, incluant l’incubation et le diagnostic.

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Tout aussi frappant, leur analyse révèle des dynamiques différentes selon les régions. Exemple, dans le sud de l’Italie, la courbe épidémique, sans cassure, semble uniquement refléter les transmissions interhumaines. A l’inverse des provinces situées dans la Vallée du Pô, très polluée par les particules fines: la courbe épidémique présente des accélérations, corrélées selon les auteurs avec des pics atmosphériques de PM10.

La météo pourrait aussi jouer

Selon les auteurs de la note, il faudrait envisager de «tenir compte de ce facteur, en préconisant des mesures de restriction de la pollution de l’air». Selon eux, d’autres facteurs pourraient aussi influer sur la dynamique de l’épidémie. En particulier les conditions météorologiques: une température plus élevée et un ciel ensoleillé pourraient rapidement inactiver les particules virales. A l’inverse, un temps humide et nuageux pourrait prolonger leur virulence.

Depuis la mise en place des mesures de confinement en Italie, le nord du pays a vu sa pollution de l’air diminuer, en particulier pour le dioxyde d’azote (NO2). Idem pour la France, où la qualité de l’air, en ce début de semaine, était jugée ‘bonne’ à ‘très bonne’ dans toutes les régions métropolitaines, du fait de la réduction des activités humaines, en premier lieu la forte réduction du trafic automobile.

Au Togo, une enquête révèle des disparités dans les politiques de lutte contre le phénomène de la pollution de l’air par les carburants. La lutte n’a donc pas le même visage lorsqu’on est à Cotonou,  ou à Niamey. Dans ces villes, la pollution de l’air sévit et de très bonnes lois pour y lutter contre existent. Mais elles ne sont pas toutes respectées à la lettre.

Avec journaldelenvironnement.net

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