Le ministre en charge de l’Environnement et des Ressources forestières, Foli Bazi Katari est en Egypte où il prend part aux travaux de la 27e Conférence des Parties sur le Changement Climatique (COP 27). Et depuis son arrivée à Sharm El-Scheikh, le dimanche 6 novembre aux petites heures du matin, pas de répit pour le ministre togolais.

Outre sa participation active ce mardi 8 novembre au lancement de l’initiative des marchés africains du carbone (African Carbon Markets Initiative) et son entretien avec la délégation Togolaise, M. Folli Bazi Katari a également échangé avec le Groupe d’Expertise France.
Cet échange a porté notamment sur la coordination des positions des pays d’Afrique de l’Ouest dans le cadre de la COP27. L’échange a été également l’occasion pour la délégation d’Expertise France, de réitérer son engagement à accompagner le Togo dans la mise en œuvre de trajectoires de développement sobres en carbone, résilientes au climat et plus ambitieuses.
« Nous sommes assez satisfaits de cet échange. Il fait montre de la volonté du gouvernement Togolais au travers du ministère de l’environnement et des ressources forestières, d’avancer sur l’ambition de reboiser 1 milliard d’arbres d’ici 2030. Une volonté pas des moindres, qui vient inscrire le Togo dans le marché du carbone au niveau africain, pour faire vivre les engagements en matière de climat et de financement climat. », a affirmé Jérémie Pellet, chef exécutif d’Expertise France Groupe AFD à Vert-Togo.
Aussi a-t-il félicité le ministre de l’environnement pour sa coopération par rapport à l’élaboration de la stratégie régionale commune pour le climat. Cette dernière contribue à renforcer la résilience de la région face aux impacts des changements climatiques, notamment à travers le soutien à la mise en œuvre des engagements pris par ses Etats membres au titre de l’Accord de Paris.
« Nous sommes assez contents d’appuyer les pays ouest africains comme le Togo. L’idée maintenant est de renforcer les capacités pour permettre au pays de valoriser ses ressources naturelles et de transformer les besoins de développement en projet climat. », a-t-il conclu.
Le ministre en charge de l’environnement a remercié Expertise France pour ses appuis de diverses formes en matière de lutte contre les changements climatiques, mais a demandé que l’expertise dans les négociations internationales au niveau du crédit carbone soit davantage renforcée.
« L’expertise qu’il faut au niveau de nos négociateurs doit être revue. Au niveau du crédit carbone, nous devons avoir une idée de l’évaluation de notre potentiel pour renforcer plus nos capacités en matière de facilitation de l’accès aux financements climat. », a affirmé le ministre.
Par Hector NAMMANGUE depuis Sharm el Sheikh(Egypte)


