Le projet Africompost axé sur la valorisation des déchets au Togo a obtenu un financement de 200 000 euros de l’Agence française de développement (AFD). A-t-on appris. En effet, la capitale Togolaise connait un fort exode rural et doit faire face aux enjeux urbains afin de garantir à sa population un accès aux services essentiels.
Plus de 300 000 tonnes/an de déchets sont produits. La ville parvient à évacuer 64% de ces déchets, les tonnages restants étant brûlés par les ménages ou rejetés dans des dépotoirs sauvages. Seuls de très faibles tonnages sont détournés pour être valorisés, principalement par des initiatives de la société civile ou par des activités informelles.
Les unités de compostage installées seront gérées par des organisations de la société civile (OSC) avec pour mission la sensibilisation de la population et la vente du compost auprès des agriculteurs locaux, ainsi que d’autres produits transformés, notamment des verres et des pavés en plastique.
MIAWODO collecte 13 tonnes de déchets plastiques avec le soutien du Groupe HeidelbergCement Togo
« Le tri et le compostage permettent d’améliorer la gestion locale des ordures ménagères, tout en réduisant leur impact sur l’environnement. En outre, la production de compost, grâce à un broyeur à compost, contribue au développement de l’agriculture locale et s’accompagne de la création d’emplois pour les populations les plus défavorisées », indique l’organisation non gouvernementale (ONG) française Gevalor qui met en œuvre le projet.
Au Togo, Africompost est soutenu par le Groupe de recherche et d’échange technologiques (Gret) basé en France, la municipalité de Lomé, le Centre d’excellence régional sur les villes durables en Afrique (Cervida) de l’Université de Lomé, ainsi que l’association Écosystème naturel propre (Enpro).


