Togo/Yoto : Des résultats scolaires améliorés grâce au projet électrification rurale de SCANTOGO

Le constat est palpable. Les conditions d’enseignement ont connu une nette amélioration dans le canton de Tokpli (environ 77 km de Lomé dans la préfecture de Yoto). Ceci est le fruit de l’électrification rurale et de la mise à disposition de Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) fonctionnelles par le  Groupe HeidelBergCement Togo à travers sa filiale SCANTOGO.

Interrogé par Vert-Togo, Ameboudanou Tovi Nicho, professeur de français et  d’histoire-géographie dans le CEG Atakpamédé  dans le canton de Topkli indique que le projet d’électrification rurale initié par SCANTOGO a favorisé une augmentation sans précédent des taux d’inscription dans les écoles. D’après ses explications, il s’agit aussi de l’une des raisons majeures qui explique les meilleurs taux d’achèvement, la diminution de l’absentéisme et l’obtention de scores plus élevés aux tests.

« Ce projet est venu à point nommé pour améliorer le taux de réussite et de scolarisation des élèves dans notre canton. Autrefois, ce n’était pas possible à nos élèves d’étudier les nuits. Mais depuis l’arrivée de ce projet subventionné par SCANTOGO en partenariat avec la CEET et l’Agence togolaise d’électrification rurale et des énergies renouvelables, cela s’est nettement amélioré. Surtout avec les bâtiments qui ont été électrifiés. », a-t-il confié.

Aussi indique-t-il « il y a une nette différence aujourd’hui par rapport aux années antérieures. Par exemple, par rapport aux années précédentes, nous avons constaté que l’année dernière dans notre canton, pour les élèves de 3ème dans le CEG d’Atakpamédé, il n’y avait que 6 personnes qui n’ont pas réussi à l’examen du BEPC sur 66 élèves présentés. Au CEG Sikakondji sur 72 élèves présentés également au BEPC, il n’y a eu que 2 élèves qui ont échoués. »

« En termes pédagogiques, internet permet un apprentissage plus diversifié et mieux adapté pour enseigner des contenus de façon plus concrète. Il s’agit d’un véritable atout pour nous les enseignants, que ce soit lors des cours, ou pour la préparation des enseignements. », a-t-il tenu à préciser.

Vue partielle d’un branchement électrique IMGVTG

Sika Kossi   est le président cantonal pour le développement de Tokpli. Selon lui, l’électrification rurale a apporté plusieurs avantages pour une meilleure éducation dans le canton de Tokpli. « Il s’agit notamment de l’amélioration au niveau : de la sécurité, en raison de l’éclairage public ; de l’accès aux technologies de communication (radio, télévision, internet) ; des opportunités accrues de développement économique et des revenus grâce à l’utilisation de machines ; de la santé grâce à des centres de santé qui ont les moyens d’offrir des soins de plus grandes qualités et donc de garder les enfants en bonne santé. », a-t-il affirmé.

« La deuxième phase du projet a été lancée en 2020. Au total 12 villages du canton ont été électrifiés. Avant, pour apprendre c’était pénible pour nos enfants. Pour payer même le pétrole et allumer les lampions, cela nous coûtait des yeux de la tête. Mais aujourd’hui, il suffit que les élèves mettent le doigt sur le mur pour que la lumière éclaire la pièce. », a expliqué  SIKA Kossi.

Avant d’ajouter « Hormis cela, le projet a permis de construire des forages dans 4 localités de la préfecture de Yoto. On cite entres autres : Sikakondji, Assoukondji, Tokpli et Logokpo. C’est ainsi que  chaque année tous les élèves qui réussissent au BAC sont aidés par la Fondation dans la recherche d’opportunités de formation via le Centre de Formation aux Métiers de l’Industrie»

L’électrification rurale  impacte positivement l’éducation des filles

Un autre constat issu de la mise en œuvre de ce projet est l’impact sur les inégalités liées au genre. Dans un grand nombre de cas, les garçons reçoivent des formations scolaires de plus grande qualité que leurs camarades filles. Ils sont plus souvent envoyés dans des écoles privées ou dans les écoles des centres-villes.

Les filles quant à elles sont plus généralement envoyées dans les écoles rurales, avec un enseignement de moindre qualité et peu d’opportunités à l’issue. Mais avec ce projet, la tendance a changé. Le niveau d’éducation dans le canton  a  créé un fort impact positif sur l’éducation des filles.

Notons que sur demande de SCANTOGO, la CEET a financé à hauteur de 102 667 562 FCFA, des travaux complémentaires prenant en compte les villages d’Adabiam, de Gogo-kondji, d’Afikou-kondji, d’Adabadji-kondji, de Gbelagnon-kondji et de Badeh-kondji.

Edem Kolani

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