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Togo/Restaurants communautaires : Le COVID-19 réduit les rassemblements

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Renouvelée chaque deux semaines sur treize (13) sites dans les préfectures d’Agoè-Nyivé et du Golfe, l’opération dénommée « Restaurant communautaire »  vise à assurer un repas quotidien aux personnes vulnérables du Grand-Lomé à travers la distribution de repas chauds et de kits alimentaires, et à leur apporter des assistances et des conseils, notamment sur les questions d’hygiène, de santé et de vivre-ensemble.

De fait, la  dite opération qui réunissait un grand nombre de bénéficiaires a réduit l’effectif suite à la propagation du Coronavirus.

C’est fort de cela que les  conseillers municipaux, les chefs traditionnels, les membres de la plateforme des Comités de développement à la base du Grand-Lomé et deux journalistes (public et privé), se sont accordés, avec l’équipe de la direction générale de l’Anadeb, à son siège à Lomé, sur les nouvelles modalités pratiques de poursuite des restaurants communautaires.

D’après Mazalo Katanga, directrice générale de l’Anadeb, la question qui se pose avec le Covid-19, c’est de savoir comment garantir, à travers les restaurants communautaires, le repas quotidien de chacun des togolais répondants aux critères de vulnérabilité définis, sans que leur effectif sur les sites n’excède le maximum de 15 autorisés par le gouvernement. Il était donc impératif pour l’Anadeb, qui assure l’exécution de ce projet de filets sociaux, de rencontrer les différents intervenants de l’opération, surtout nos partenaires du ministère de la santé pour leur expertise, afin de pouvoir concilier la distanciation sociale, et la fourniture des repas et vivres aux communautés.

« Nous avons désormais des  sous sites au niveau de tous les grands sites à cause de la propagation du  COVID-19.  Ces sous sites ont été instaurés pour mettre en œuvre le respect des gestes barrières Car avant c’était réparti sur 13 sites du grand Lomé. Et juste pour le golfe IV  on rassemblait 500 personnes et c’est le pourquoi les rassemblements ont été revus. Distribuer les vivres aux ménages les plus vulnérables certes  mais lutter également contre le COVD 19. Les opérations se font une seule fois par mois et on multiplie  la quantité. Donc  cela équivaut à une opération avec des quantités beaucoup plus conséquentes. », a-t-elle confié à vert-Togo.

Et d’ajouter « L’objectif pour nous, c’est de redéfinir de nouvelles modalités pratiques pour la poursuite de cette activité dans le contexte de la pandémie du Covid-19. Vu les restrictions qu’impose cette maladie, la vie sociale et économique subira immanquablement un coup. C’est donc le moment plus que jamais pour l’Anadeb de manifester la solidarité nationale tant promue par le Chef de l’État, Sem. Faure Gnassingbé, à nos cibles déjà vulnérables avant la pandémie, afin de soutenir leur résilience, pour qu’elles puissent passer cette phase de notre histoire commune sans beaucoup de peine »

Initialement organisés par groupe de 500 personnes sur chacun des treize (13) sites du Grand-Lomé, les restaurants communautaires mobilisaient à chaque ouverture beaucoup de monde, des veuves sans revenus, des personnes handicapées et des personnes âgées ou atteintes d’une maladie chronique, bénéficiaires comme non bénéficiaires. Ils constituent, pour ces derniers, un cadre très convivial de rencontre, où les interactions humaines sont permanentes, et où la distanciation sociale qui s’impose avec le Covid-19 ne peut être garantie.

Afin donc d’éviter les attroupements, il est notamment retenu de démultiplier les sites d’accueil des bénéficiaires, de suspendre la fourniture des repas chauds, de livrer les vivres dans d’autres quartiers ciblés dans des espaces larges où la distance minimale d’un mètre pourra être observée entre les personnes présentes, et de servir les personnes concernées sur invitation et suivant des horaires précises afin de limiter les effectifs présents au même moment sur chaque site.

Il est également convenu de limiter les occasions de rencontre en ramenant à une fois par mois, au lieu de deux, l’ouverture des restaurants communautaires. Ainsi, il est demandé à chaque mairie de dresser, sur la base de ces orientations générales, une procédure concrète de mise en œuvre de la prochaine opération dans sa commune.

Edem K.

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