Togo/Mieux gérer l’occupation et l’utilisation des sols : Un Code de l’urbanisme et de la construction attendu dans les prochains mois

Par l’entremise du ministère de la Ville, de l’urbanisme, de l’habitant et de la salubrité publique, le gouvernement envisage dans les douze (12) prochains mois l’élaboration de l’Avant-projet d’une loi portant Code l’urbanisme et de la construction du Togo. Le travail bénéficie d’un financement de la Banque mondiale, dans le cadre du Projet d’infrastructures et de développement urbain (PIDU).

Officiellement, on estime très crucial «… d’établir un encadrement efficace de l’évolution physique des villes, de l’occupation et l’utilisation des sols et d’obtenir un aménagement et un développement harmonieux des ensembles urbains», rapporte le portail Togo First. Qui souligne que cette mission va consister en une refonte de tous les textes déjà existants, concernant «tous les aspects de l’urbanisation et de la construction, en tant qu’expression de la politique urbaine : ses fins, ses méthodes, ses moyens, ses outils de planification et de gestion urbaines, son cadre spatial d’intervention».

Des manifestations d’intérêt sont attendues au début du mois de juillet aux fins de la sélection d’un consultant, dont les principales tâches seront, notamment de : faire une analyse, un diagnostic de la situation sur le terrain, et une harmonisation des textes, le tout assorti chacun d’un rapport. Et de rédiger un Avant-projet de la loi portant Code de l’urbanisme et de la construction.

D’après les estimations de l’Institut national de la Statistique et des études économiques et démographiques (INSEED), citées par Togo First, la population urbaine avoisinerait au Togo aujourd’hui près de 3 094 100 habitants avec une proportion de 42,1%. En 2020, elle sera de 43,5% avec une population de 3 351 800 habitants.

Par ailleurs, le nombre de villes secondaires de plus de 50 000 habitants est passé de un (1) à six (6) en deux décennies, soit de 1990 à 2010. Ainsi, «Pour être créatrice d’emplois et de richesses, l’urbanisation doit être maîtrisée et orientée dans une perspective de développement durable. La maîtrise du processus d’urbanisation passe, entre autres, par la refonte du droit de l’urbanisme et de la construction, de l’ensemble des règles et institutions relatives à l’aménagement et au développement urbain», relèvent les pouvoirs publics.

Lancé officiellement le 16 novembre 2018 à Lomé par le gouvernement et la Banque mondiale, le PIDU est conçu pour améliorer, d’une part l’accès aux infrastructures urbaines et services de base dans les quartiers mal desservis des villes de Lomé, Kara et Dapaong, tels que : (i) des routes urbaines et espaces publics – éclairage public et aménagement paysager – ; (ii) des systèmes d’accès à l’eau potable ; (iii) des réseaux de drainage et de gestion des eaux pluviales, ainsi que iv) de petites infrastructures économiques et sociales – marchés et échoppes de commerçants.

D’autre part, le projet va fournir une assistance technique à la planification et à la gestion du développement urbain, ainsi qu’à la fourniture de services urbains de base résilients dans sept (7) villes, à savoir : Lomé, Tsévié, Kpalimé, Atakpamé, Sokodé, Kara et Dapaong. Par ailleurs, dans le cadre des actions d’adaptation aux effets du changement climatique, il est prévu de réaffecter des fonds du projet pour répondre à des urgences éventuelles afin de soutenir l’atténuation, le redressement et la reconstruction en cas de catastrophes naturelles, telles que les inondations, les sécheresse, etc.

Au total, plus de 2,3 millions de personnes bénéficieront des actions du PIDU. En termes d’infrastructures, plus de 6,5 kilomètres de routes urbaines seront réhabilitées avec plus de 13 kilomètres d’ouvrages de drainage construits à Lomé, Kara et Dapaong ; environ 10 000 personnes auront accès à des sources d’eau potables.

Plus de 10 000 autres personnes auront accès à des services améliorés d’assainissement et l’exposition aux risques d’inondations sera réduite pour plus de 15 000 personnes. Près de 50 000 emplois temporaires seront créés et les sept (7) villes bénéficiaires auront leur personnel clé formé en gestion urbaine, leurs groupes communautaires renforcés et leurs populations sensibilisées à la préservation des ouvrages urbaine collectifs.

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