Le document final de la 27e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 27) comporte plusieurs décisions positives dans certains domaines. Mais, elle présente également des progrès insuffisants en ce qui concerne d’autres axes de négociations.
Dans un entretien à bâtons rompus avec Vert-Togo, la chargée des Programmes de l’ONG Jeunes Verts, Raïssa Oureya a indiqué que les résultats positifs obtenus à la COP 27 ont été ternis par l’échec des gouvernements à adopter toute autre mesure significative pour protéger l’humanité et les droits humains contre l’accélération du réchauffement de la planète et ses conséquences dévastatrices.
En d’autres termes, les États n’ont pas entériné l’abandon de tous les combustibles fossiles et de toutes les subventions dont ils peuvent bénéficier. Une mesure qui, si elle était prise, devrait garantir l’atténuation du réchauffement climatique qui ne devrait pas dépasser les 1,5 ºC.
« Nous nous intéressons à la lutte contre les énergies fossiles. Le fait qu’il n’y ait pas eu des engagements supplémentaires des pays développés à la COP 27 en Egypte pour réduire les énergies fossiles a été un coup de massue. En ce qui nous concerne, c’est une COP d’implémentation qui n’a pas mis un accent particulier sur la cause des changements climatiques c’est-à-dire les énergies fossiles. C’est le lieu de redoubler nos efforts et notre engagement dans la lutte pour atteindre l’objectif 1,5 ºC. », a-t-elle affirmé.
Outre ces échecs, la chargée des programmes n’a pas manqué de démontrer l’intérêt de la tenue chaque année au Togo de la Conférence sous-régionale des Jeunes sur le Changement Climatique (CoJeCC), qui vise à former et à offrir de nouvelles compétences en matière de changements climatiques dans un contexte de développement durable à des centaines de jeunes africains.
« COJECC existe déjà depuis 8 ans et c’est au profit des jeunes motivés ou non sur les questions liées aux changements climatiques. Il s’agit de sensibiliser et renforcer les capacités en rédaction de projets sur le climat. », explique Raïssa Oureya.
Aussi ajoute-t-elle, « La majorité des projets des jeunes ne sont pas vraiment adaptés aux conseils climatiques. Donc il fallait pour bénéficier de certaines subventions, rédiger des projets qui respectent les canevas liés à l’accès aux financements sur le climat. D’où le renforcement de leurs capacités. »
Il faut noter que l’ONG Jeunes Verts a pris une part active en tant qu’acteur de la société civile à la COP 27 en Egypte. Occasion pour elle de tisser également de nouveaux partenariats. Elle a également pris part à des side-events pour présenter leurs actions aux côtés des jeunes dans la lutte contre les changements climatiques.


