Sommet Sécurité maritime : 3 ans après, qu’en est-il aujourd’hui pour la côte Togolaise?

Il nous souvient que le Togo a accueilli en Octobre 2016, le sommet sur la sécurité et la sûreté maritime et le développement en Afrique, pour mettre fin au pillage des eaux africaines qui en particulier empêche ces derniers de profiter pleinement de leurs ressources halieutiques.

Et pourtant le constat aujourd’hui est aberrant. Trois années après ce sommet, les résultats révèlent que ce problème est toujours récurrent.

Le Togo qui a eu le désir ardent de pouvoir abriter ce sommet, aurait du normalement lutter contre l’éradication de la pêche illégale et de la surpêche dans les eaux ouest africaines. Ainsi ,cela aurait permis d’épanouir pleinement le secteur d’activité et surtout la forte communauté des pêcheurs qui doivent lutter comme de beaux diables sur les cotes togolaises contre le phénomène. Cependant la question qui se pose est le pourquoi, le Togo n’a pas cru devoir adhérer à la mise en œuvre du standart FITI ?
Le standart de la FITI fournit aux gouvernements, à l’industrie de la pêche à la fois à la grande et à petite échelle ainsi qu’a la société civile une approche détaillée et crédible sur la façon d’atteindre et de maintenir de hauts niveaux de transparence concernant la gestion du secteur de pêche maritime ainsi que les activités des pêcheurs et entreprises de pêche.

Les solutions idoines

De nos jours, le seul moyen devant permettre aux pays africains de pouvoir se tirer d’affaire, est la suppression de la pêche(INN) Illicite Non déclarée et Non règlementée.
300 000 nouveaux emplois pourraient être crées si l’Afrique de l’Ouest investissait davantage dans le secteur de la pêche, selon un rapport  de l’overseas Developpment Institute publié tout dernièrement.

Pour pouvoir réduire la surpêche et la pêche INN qui causent négativement tant aux communautés africaines et aussi à l’économie de l’Afrique de l’Ouest la nécessité d’une action internationale concertée pour lutter contre ces méthodes s’impose.

Le seul recours à ce sujet est la synergie d’action des gouvernements des entreprises et de la société civile. Pour mettre fin à ce phénomène, deux nouvelles mesures internationales existent et si elles sont effectivement appliquées, elles contribueront rapidement à mettre un terme au pillage de certaines des plus importantes ressources vivantes aquatiques de l’Afrique.

Il s’agit de l’Accord de 2009 relatif aux mesures du ressort de l’Etat du port, un traité international visant à combattre la pêche INN, et l’initiative mondiale Fisherises Transparency Initiative FITI .

Actuellement il s sont seulement 05 pays qui ont adhéré à la mise en œuvre du standart FITI, il s’agit notamment de la Guinée, l’Indonésie, la Mauritanie, le Sénégal et les Seychelles.

L’Africa Progress Panel invite tous les pays côtiers et insulaires d’Afrique à participer à l’Initiative. Il va du devoir des Africains qui constituent les véritables propriétaires des ressources halieutiques de l’Afrique, de se mettre en quatre pour participer à la transformation de leur continent.

« Si les dirigeants échouent, le peuple prendra la relève et les obligera à suivre le mouvement » estime Kofi Anan,l’ancien secrétaire Général des Nations Unies

Il est donc impérieux que le chef de l’état Togolais qui avait présidé le sommet sur la sécurité maritime puisse repenser à cette situation et accorder toute son attention pour que la situation qui prévaut change. Car c’est assez lamentable que le Togo continue par importer des poissons de la chine et du Brésil tandis que sa cote regorge d’importants poissons et d’énormes ressources halieutiques.

La rédaction

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