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Énergie : Au Togo, 94,2% des unités d’exploitations des mines, ne disposent d’aucun droit minier

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Dans le cadre du Projet de développement de la gouvernance minière (PDGM), une étude a été réalisée pour permettre une évaluation détaillée du secteur togolais des exploitations minières artisanale et à petite échelle (EMAPE).

Les résultats de cette étude, menée en mars 2019 par l’Institut national de la statistique, en collaboration avec le ministère des mines et des énergies, ont permis d’identifier, au total, 1.621 unités économiques d’exploitations des mines de petite taille, réparties sur toute l’étendue du territoire national.

La plupart des unités recensées (94,2%) exercent leurs activités sans autorisation , c’est-à-dire qu’elles ne disposent d’aucun droit minier leur permettant de rechercher ou d’exploiter les minerais. Et une unité spécialisée dans la prospection du fer a été identifiée dans la région Maritime. Apprend-on du bihebdomadaire togolais , l’union pour la patrie.

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Les minerais exploités concernent principalement le sable, le gravier, l’or, l’argile, le marbre, la latérite et d’autres pierres pour la construction.

La situation de la main d’œuvre révèle que l’activité d’exploitation des mines de petite taille occupe 10.383 personnes au moment de l’enquête. Le ratio emploi homme/ femme depuis 2016 est en chute, passant de 0,99 en 2016 à 0,95 en 2017, puis à 0,67 en 2018. On note une présence des enfants dans l’activité extractive des mines de petite taille.

La production totale des mines de petite taille en 2019 est estimée à 18,0 milliards de francs Cfa, avec une production des unités d’exploitations artisanales de mines d’or de 9,3 milliards de francs Cfa. Bien que le pays ne soit pas officiellement producteur d’or. On note également une forte production au niveau du gravier (3,2 milliards de francs Cfa), des autres pierres pour la construction, y compris la migmatite (2,2 milliards de francs Cfa). La production de tout type de sable se chiffre à 3,1 milliards de francs Cfa.

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Les dépenses courantes des exploitations minières de petite taille pour l’année 2018 sont estimées à 2,7 milliards de francs Cfa. Les dépenses en carburant demeurent les plus élevées, avec 1,7 milliard de francs Cfa (soit 63,4% de toutes les dépenses courantes quel que soit le type d’unités d’exploitations, avec ou sans autorisation).

Le secteur minier est une composante essentielle du développement économique du Togo. Seulement, comme dans bien d’autres pays africains, les exportations officielles déclarées sont en forte compétition avec les transactions informelles et illicites qui donnent une image peu reluisante du commerce des ressources minières dans les pays africains. La production informelle est dominée par des producteurs artisanaux des mines alors qu’on note un meilleur mécanisme de suivi dans les activités formelles.

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Au Togo, pour renforcer la contribution du secteur à la croissance économique et à la création de l’emploi, le gouvernement a obtenu un crédit de la Banque mondiale pour financer les coûts du Projet de développement de la gouvernance minière (PDGM).

Avec l’objectif de rationaliser les structures institutionnelles des organisations clés du secteur des industries extractives et renforcer leur efficience et la redevabilité de manière à garantir une gestion efficace du secteur.

Les charges courantes liées aux employés sont estimées à 2,6 milliards de francs Cfa, avec une large prédominance des rémunérations à verser aux employés (2,56 milliards de francs Cfa, soit 96,9%).

La valeur totale des acquisitions en matériel non roulant en 2018 est de 1,56 milliards de francs Cfa contre 1,62 milliards de francs Cfa en 2016.

Les investissements en matériel roulant sont passés de 146,4 millions de francs Cfa en 2016 à 164,0 millions de francs Cfa en 2018, pour les unités exerçant avec une autorisation, alors que, pour les unités économiques n’ayant pas d’autorisation, ces investissements s’élèvent à 22,0 millions en 2018 contre 30,0 millions de francs Cfa en 2016.

L’enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de producteurs artisanaux de mines au niveau des différents sites d’exploitation recensés sur toute l’étendue du territoire national. Toutefois, selon les résultats des comptes nationaux de 2015, la part de la valeur ajoutée des industries extractives dans le produit intérieur brut (PIB) est de 2,7% dont 2% pour les phosphates qui constituent la principale production minière au Togo (avec une contribution à la croissance de 0,6%) et 0,7% pour les autres activités extractives en termes nominaux.

 

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