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Togo : Des cultures fruitières dans la région des savanes, Daniel AGBLEVON y croit

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Vue partielle de Daniel Komlavi AGBLEVON,

Même si la savane (Nord du Togo) apparaît, favorable à la présence de gros animaux que l’on peut rencontrer dans la réserve de la Fazao, récemment repeuplée et réorganisée grâce à l’intervention d’une fondation suisse, elle n’est pas cependant si favorable à l’écosystème.

La région des Savanes constitue une des zones aux sols les plus fortement dégradées du Togo, en raison de la forte densité de population conjuguée à la fragilité de ces sols.  Les pratiques agricoles ont évolué sous l’effet de l’augmentation de la densité de population, avec la disparition des jachères, le déboisement progressif, l’absence de résidus de cultures restitués aux sols (récolte, brûlis, pâturage, bois de chauffe) et la mise en culture de terrains pauvres ou dégradés. La combinaison de ces pratiques entraîne la diminution de la couverture et de la matière organique des sols, accentue le phénomène d’érosion auquel ces terres sableuses sont sensibles et, in fine, induit une diminution des rendements.

Une situation qui est des plus complexes laissant une population qui souffre des aléas climatiques.

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Daniel Komlavi AGBLEVON, fonctionnaire de son état, conscient de cela, croit dur comme fer qu’avec des moyens financiers  son projet d’orangers sur 200 hectares qui veut garantir une retraite aux fonctionnaires peut rehausser l’éclat de l’écosystème du Nord du Togo.

À en croire, le jeune entrepreneur,  il s’agira spécifiquement de restaurer les sols et les milieux dégradés avec le reboisement des plants d’orangers avec une irrigation goutte à goutte.

«  Avec les orangers, le problème de dégradation de l’environnement sera totalement résolu par l’absorption du dioxyde de carbone. Imaginons 100 ha d’orangers dans une zone comme les savanes, cela donnera un paysage vert avec une abondance de l’eau. Imaginons que ce projet nous permet de reboiser le nord du Togo avec des séries de 100 ha d’orangers dans diverses zones séparés de 5 km avec un bon financement cela pourra résoudre le problème d’aridité des sols qui est d’actualité. », affirme t-il.

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Et d’ajouter « Les arbres donnent  forme au paysage et encadrent les bâtiments, ils fournissent de l’ombre pour les hommes et les animaux. Ils protègent le sol contre le soleil torride, les pluies intenses et les vents violents, surtout pendant les saisons au cours desquelles il n’y a pas de cultures annuelles dans les champs. Leurs racines explorent les couches profondes du sol, recyclant ainsi  l’eau et les éléments nutritifs auxquels les racines des cultures de plein champ ne peuvent pas accéder. De la sorte, les orangers vont améliorer l’environnement. »

Du miel fleur à Dapaong

Dans ses explications, le fonctionnaire d’État a indiqué que la culture des orangers pourra permettre une production de miel fleur dans la zone. Ceci suite au  cocktail de fleurs, un mélange de saveurs et d’odeurs, obtenu à partir du miellat ou du nectar de diverses espèces d’orangers qui seront reboisés.

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«  Ceci va permettre également une production de miel à base d’oranges. Car aujourd’hui c’est le miel multi fleurs qui est recherché . L’écosystème   va totalement changé. On pratiquera de l’irrigation goutte à goutte et on peut faire des apports en engrais biologiques. Même avec la région de la kara , il va falloir pratiquer de l’irrigation, car ce système à très faible débit (1 à 4 l/h) permet un pilotage précis des approvisionnements d’eau grâce à un arrosage juste au niveau des racines, réduisant ainsi les pertes par infiltration ou évaporation. », confie t-il.

Pour rappel, ce projet à réaliser sur 200 hectares de sorte à rendre viable les terres dormantes achetées par les fonctionnaires et les compatriotes de la diaspora jusque-là inexploitées permettra l’installation d’une usine de production d’orange.


Hector N.

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