Le brûlage des terres, une menace pour la santé humaine et l’environnement

De nombreux agriculteurs considèrent le brûlage agricole comme le moyen le plus efficace et le plus rentable de défricher leurs terres, de fertiliser le sol et de le préparer pour de nouvelles plantations.

Cependant, ces feux et les incendies qui en découlent constituent la plus grande source de carbone noir au monde, une menace pour la santé humaine et l’environnement.

Au Togo, le  monde rural , comme toutes les zones de savane, assiste parfois impuissant à des feux de brousse diverses durant une période donnée.

Et pourtant, le carbone noir est un composant des PM2,5, un polluant microscopique qui pénètre profondément dans les poumons et le système sanguin.

Togo: les raisons qui obligent les paysans à recourir aux feux de brousse

Les PM2,5  augmentent le risque de mourir de maladies cardiaques et pulmonaires, d’accidents vasculaires cérébraux et de certains cancers, causant la mort prématurée d’environ 7 millions de personnes chaque année (en anglais).

Chez les enfants, les PM2,5 peuvent également causer des problèmes psychologiques et comportementaux ; chez les personnes âgées, elles sont associées à la maladie d’Alzheimer, à la maladie de Parkinson et à la démence.

Et comme la pollution atmosphérique compromet la santé respiratoire, elle peut également accroître la vulnérabilité à la COVID-19.

Le carbone noir est également un polluant climatique de courte durée, ce qui signifie que, bien qu’il n’existe que pendant quelques jours ou quelques semaines, son impact sur le réchauffement climatique est 460 à 1 500 fois plus important que celui du dioxyde de carbone.

Ces incendies et les feux de forêt qu’ils entraînent constituent la plus grande source de carbone noir au monde, une menace pour la santé humaine et l’environnement.

Une meilleure solution

Ironiquement, loin de stimuler la croissance, le brûlage agricole amenuise en fait la rétention d’eau et la fertilité des sols de 25 à 30 %, et oblige donc les agriculteurs à investir dans des engrais et des systèmes d’irrigation coûteux pour compenser cette perte. Le carbone noir peut également modifier la pluviométrie, en particulier la mousson asiatique, perturbant les événements météorologiques nécessaires au soutien de l’agriculture.

« Les terres brûlées dispose en fait d’une fertilité plus faible et un taux d’érosion plus élevé, ce qui oblige les agriculteurs à surcompenser avec des engrais », explique Pam Pearson, directrice de l’Initiative internationale sur la cryosphère et le climat, qui a travaillé avec les agriculteurs du monde entier pour introduire la culture sans feu.

« Les alternatives sans brûlis, telles que l’incorporation du chaume dans les champs ou même la plantation à travers le chaume, permettent presque toujours aux agriculteurs d’économiser de l’argent ».

La rédaction

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