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La BCEAO enregistre une hausse des activités extractives et de production d’eau au Togo

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De manière générale, dans l’espace Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), l’indice de la production industrielle, corrigé des variations saisonnières (CVS), a poursuivi sa tendance haussière entamée en avril dernier, en augmentant de 1,6% en mai 2019, après celle de 6,2 % le mois précédent. Lit-on dans le bihebdomadaire Togolais l’Union pour la Patrie.

Selon la  Banque Centrale  des États de l’Afrique de l’ouest (Bceao) dans sa note mensuelle de conjoncture économique à fin mai,  des évolutions  de l’activité industrielle tiennent à la hausse notée au niveau des activités extractives, atténuée par la baisse de la production manufacturière et d’énergie.

La hausse de la production des activités extractives est essentiellement imputable à celle de l’extraction des minerais métalliques en Côte d’Ivoire (+132,8% contre -24,7% en avril 2019), au Sénégal (+7,6% contre – 1,9%) et au Burkina (+1,6% contre – 10,1%), des autres minéraux en Côte d’Ivoire (+257,4% contre -40,2%), au Sénégal (+46,4% contre -35,8%) et au Togo (+32,3% contre -44,4%) et du pétrole brut au Niger (+3,1% contre -2,7%).

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 La décélération de la production d’uranium et de thorium au Niger (+14,7% contre +40,7%) et la baisse de celles du calcaire au Bénin (-56,7% contre +47,5%) ont exercé un effet modérateur sur la dynamique des activités extractives.

Le recul des activités manufacturières est attribuable essentiellement à la baisse de la production des produits alimentaires, des produits métallurgiques de base, de fabrication des meubles et des autres matériels de transport.

La hausse de caoutchouc et matières plastiques, des ouvrages en métaux et des produits chimiques a tempéré la tendance. Le repli des activités manufacturières a été noté au Niger (-18,3% contre +37,6% le mois précédent), au Bénin (-11,7% contre +0,03%), au Mali (-10,4% contre +25,3%), en Côte d’Ivoire (-3,3% contre +15,7%) et au Togo (-1,6% contre +2,7%). La hausse des activités manufacturières au Sénégal (+9,3% contre +0,8%), au Burkina (+5,4% contre -25,7%) et en Guinée- Bissau (+1,4% contre +2,2%) a tempéré le profil baissier de la production manufacturière.

La baisse de la production d’énergie est liée à celle d’électricité, atténuée par la hausse de la production d’eau.

 Le repli de la production d’électricité est principalement noté au Niger (-68,7% contre +90,3%) et au Togo (-36,3% contre +5,2%), atténué par la hausse observée au Sénégal (+6,1% contre -1,6%), en Guinée- Bissau (+5,7% contre -1,3%) et au Bénin (+1,6% contre +1,9%).

La reprise de la production d’eau est localisée au Togo (+33,3% contre +10,3%), au Niger (+9,3% contre +2,8%), en Côte d’Ivoire (+6,0% contre +0,3%) et au Sénégal (+4,2% contre -2,1%).

En glissement annuel, le rythme de progression de la production industrielle s’est replié, passant de 9,2% en avril 2019 à 6,9% en mai 2019, tiré essentiellement par les activités de raffinage des produits pétroliers, d’extraction de pétrole et de gaz naturel, de fabrication des produits alimentaires et d’ouvrages en métaux. Cette tendance a été atténuée par le regain de dynamisme de la production de caoutchouc et matières plastiques, ainsi que d’extraction de minerais métalliques.

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