Grand dossier : Les réalisations du Togo en matière de gestion de l’environnement

Le gouvernement Togolais dans la poursuite de son programme Environnementale et de la gestion durable des ressources naturelles et son cadre de vie a visé entre autres des objectifs stratégiques comme maintenir les services environnementaux des écosystèmes et préserver la biodiversité, assurer la gestion durable des terres, lutter contre les changements climatiques, assurer la gestion efficace des catastrophes, assurer la gestion durable de la zone côtière, assurer la gestion durable du cadre de vie, assurer la gestion de l’environnement et la transition vers l’économie verte.

Pour atteindre ces objectifs, des actions sont menées par le Gouvernement notamment dans le but de réduire la pression anthropique sur les ressources forestières ; sécuriser davantage le domaine forestier de l’Etat impliquant équitablement les hommes et les femmes ;promouvoir les bonnes pratiques de gestion durable des terres, des forêts et de l’eau ; faire du développement rural une priorité qui intègre l’agriculture, la sylviculture et l’élevage ; et conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable.

La Gestion des ressources naturelles

Dans le cadre de la réduction de la pression sur les ressources naturelles, les mesures de protection ont contribué dans une certaine mesure à stopper d’une part l’envahissement des aires protégées, à réduire les dommages des feux de végétation et à lutter contre la déforestation, le braconnage et le trafic illicite des animaux ou des trophées d’animaux sauvages.
Par ailleurs, pour une meilleure gestion des ressources transfrontalières, en septembre 2016, le Togo et le Benin ont soumis conjointement à l’UNESCO pour reconnaissance, trois projets de création de réserves de biosphère dont une réserve transfrontière, celle du bassin du Mono. La création de la réserve nationale de biosphère du Togo a permis au pays d’intégrer 15.750 hectares de terres forestières au système national d’aires protégées.

Dans le cadre de la protection des plantations, plus de 36.000 hectares ont été protégés contre les feux de végétation notamment par l’ouverture de 17.162 kilomètres de pare-feu autour des plantations et par la réalisation des feux précoces et contrôlés dans les plantations à protéger. En outre, près de 10.000 hectares de jeunes plantations du patrimoine forestier de l’Etat ont été protégés contre toutes sortes d’intempéries et agressions diverses par des patrouilles de gardiennage au cours des trois dernières années.

En outre,le Gouvernement Togolais a poursuivi ses efforts contre l’exploitation et le trafic illicites d’espèces sauvages notamment par la réforme et le durcissement de son cadre pénal et la révision de son code forestier, l’objectif étant de sanctionner les actes illicites d’exploitation et de trafic d’espèces sauvages. Ceci a permis la saisie de 6330 kg de pointes d’ivoire et autres spécimens d’animaux sauvages protégés.
Dans le cadre de la prévention et de la gestion des risques de catastrophes, le Gouvernement a développé des actions de renforcement de capacités techniques et matérielles des institutions intervenant dans la gestion des risques d’inondation, de formation d’agents de collecte de données, de superviseurs et d’animateurs du système d’alerte précoce (SAP) au niveau communautaire, ainsi que l’installation de dix-neuf (19) plateformes locales de gestion des catastrophes dans les préfectures les plus exposées aux aléas climatiques.

C’est dans ce cadre que le plateau technique du corps des sapeurs-pompiers a été renforcé en outils de communication dont 44 radios, 02 antennes relais et 10 accumulateurs post portatif pour faciliter les interventions rapides en cas d’urgence. De même, pour augmenter la rapidité d’intervention du corps des sapeurs, 4 unités de secours d’urgence ont été construites à Dapaong, Sokodé, Atakpamé et Lomé Nord-GTA, 05 ambulances et 04 motopompes et accessoires ont été acquises et mises à la disposition des unités régionales de secours ; ce qui permettra d’augmenter la résilience des populations de l’intérieur du pays face aux catastrophes. Ces actions ont permis d’accroître la couverture du territoire par un système d’alerte précoce qui est passé d’un taux de 2% en 2013 à 10% 2015, puis à près de 14% en 2016.
Lutte contre les changements climatiques

Dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques, au total 95 sous- projets communautaires d’adaptation aux changements climatiques et de gestion durable des terres, répartis dans toutes les régions du pays ont été financés en 2015 et exécutés au cours de l’année 2016. Ce package de sous-projets contient 30 sous-projets visant la réduction des risques et catastrophes dans les bassins fluviaux, 48 activités communautaires sur les terres de culture et de pâturage et 17 activités communautaires de gestion durable des forêts.

Au niveau des sous-projets de gestion des risques de catastrophes, les principaux résultats à mettre en exergue sont : la création de 08 retenues d’eaux également utilisées pour les activités de maraîchage, la protection et la mise en défend de 65,6 km de berge, la construction de 7,25 km de caniveaux pour le drainage des eaux de pluie, la restauration de 8,3 km de voie naturelle d’écoulement d’eau et la sensibilisation de plus de 352.000 personnes sur la gestion des risques d’inondation.
Au titre des produits phares des activités communautaires sur les terres de culture et de pâturage, on retient la vulgarisation de dix bonnes pratiques de gestion durable des terres sur 1.659 hectares et la formation de 903 agents sur les techniques de GDT, de 70 agents de vulgarisation, de 105 groupements et organisations paysannes.

Plusieurs activités habilitantes ont été réalisées parmi lesquelles on peut citer : l’élaboration du rapport de l’étude sur les circonstances nationales, du rapport provisoire de l’étude sur les dispositions institutionnelles pertinentes à mettre en place pour la préparation continue des communications nationales, des rapports biennaux actualisés, du rapport de l’étude sur la mise en place d’un système de mesure, notification et vérification des actions en faveur des changements climatiques ainsi que des rapports des études des inventaires des gaz à effet de serre (GES),la formation des membres des équipes chargées de réaliser les études d’atténuation des GES; l’élaboration et validation du document du plan national d’adaptation pour les changements climatiques.

Les interventions dans le secteur de l’environnement ont porté notamment sur : le Projet d’adaptation de l’agriculture aux changements climatiques (Reboisement des forêts d’Etat et communautaires : 446,83 ha de forêt, dont 278 ha de forêt étatique et 168,83 ha de forêt communautaire ; 17 ha de parcs agro-forestiers créés et 48,43 ha de forêt mis en défens ; les Projets de développement intégré (PARTAM, PBVM, PDRI-MÔ), PDRD et la Zone d’aménagement agricole planifié (ZAAP) : 20 ZAAP pour une superficie totale de 1729 ha mis en place au profit de plus de 2 500 producteurs agricoles.

En matière de gestion durable du cadre de vie, la mise en œuvre conjointe du PURISE dans la ville de Lomé et ses zones périphériques a permis d’obtenir les résultats suivants : (i) 858.000 personnes ont été protégées contre les inondations ainsi que la valorisation de leur parcelle d’habitation ;140.000 ménages ont accès à une énergie électrique fiable ; 64.000 ménages supplémentaires ont accès à l’eau potable ; 2.350.000 habitants ont accès à une route praticable en toute saison ; les compétences des acteurs centraux et locaux dans la gestion et la maintenance des ouvrages ont été renforcées.

Pour évaluer l’amélioration du cadre de vie, l’indicateur portant sur le « taux de réalisation des plans de gestion environnementale et sociale (PGES) » a été retenu. Cet indicateur a progressé de 25% en 2013 à 28% en 2014 puis à 39% en 2015. Dans le domaine de la gestion rationnelle et durable de l’environnement urbain de la ville de Lomé, 126 dépotoirs anarchiques ont été éliminés ; (ii) 20 000 m2 d’espace longeant le canal d’équilibre de la lagune de Lomé, 45 300 m2 autour des bassins Est et Ouest de l’Université de Lomé sont entretenus de façon permanente ; 100 km de voies sont nettoyées et entretenues périodiquement ; (plus de 10.000 m2 aménagés en espace vert.

Hector Nammangue

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