« Forge Sans Frontière » révolutionne la culture du soja au Togo grâce au PPAAO

La production du soja commence à connaître une révolution au Togo, grâce à Forge Sans Frontière, une structure de construction métallurgique basée à Agoè-Assiyéyé. Cette dernière a mis sur pied des batteuses de soja pour faciliter la tâche aux agriculteurs ainsi que des torréfacteurs pour le bonheur des transformateurs de produits agro-alimentaires.

Que ce soit à Elavanyo, Kolokopé, Tchamba ou à Sotouboua, c’est à cœur joie que les agriculteurs, hommes comme femmes, s’adonnent au travail. Et ce, grâce à ces engins efficaces introduits dans leurs chaînes de production.

LIRE AUSSI: Togo/Filière soja 2019-2020 : Le ministère de l’agriculture exhorte les producteurs à plus de professionnalisme

Invité sur une radio de la place, le Directeur de Forge Sans Frontière, Yawovi Okpodjou est revenu sur les impacts positifs de ses machines utilisées dans la filière soja avec le PPAAO.

« Avec les machines, aujourd’hui, on a cette facilité de faire plus que ce que nous avons l’habitude de faire. Nous fabriquons beaucoup de machines pour le monde agricole togolais, et particulièrement pour la filière du soja. Notre collaboration sur le PPAAO a été la production des batteuses et torréfacteurs de soja. », explique-t-il.

Et d’ajouter « Le soja joue un grand rôle dans la fabrication de la farine et la production de l’huile au Togo, et c’est un travail pénible que nos paysans abattent. Des fois, il y a assez de pertes des céréales. C’est pourquoi nous avons pensé à ces matériels agricoles. Nous avons livré environ 700.000 machines aux groupements ou coopératives agricoles grâce au PPAAO. Cela a donné un ouf de soulagement aux paysans et surtout aux femmes. Les paysans ont trouvé que c’était une bonne chose. »

LIRE AUSSI: Secteur agricole : les intrants, le soja et le riz absorbent plus de 80% des fonds alloués par le MIFA

Avec Forge Sans Frontière, plus d’une douzaine (12) de jeunes togolais ont été formés pour fabriquer des outils agricoles. L’innovation avec ces matériels étant multifonctionnelle, elle couvre toute la saison et apporte davantage de valeur ajoutée puisqu’elle peut servir à d’autres cultures.

Concernant les difficultés  M. Yawovi Okpodjou évoque que la production doit être à la chaîne compte tenu des moyens.

« Nous produisons par rapport aux commandes que nous recevons. Il y a donc un problème de financement qui n’est pas à négliger et de matière première également. Il y a certains de nos matériaux que nous allons chercher au Nigeria ou au Ghana, puisque les quincailleries que nous avons sur place ne nous donnent pas les matériaux dont nous avons besoin pour la fabrication de nos matériaux agricoles. », confie-t-il.

L’ultime désir du premier responsable de Forge Sans Frontière est que les petits entrepreneurs soient soutenus et que tout ce qu’ils procurent comme équipement, soient entièrement locaux.

Edem Kolani

 

- Publicité -spot_img

Laisser un commentaire

lire la suite

Articles récents