COVID-19 : Le Togo en passe d’intégrer la chloroquine dans son protocole thérapeutique

Suscitant autant d’espoirs que de polémiques, le  Togo  envisage d’intégrer la chloroquine dans son protocole thérapeutique, face à la pandémie du  coronavirus (SARS-Cov-2). A-t-on appris de Togofirst.

Le portail officiel d’information indique que selon les autorités sanitaires  le produit sera administré exclusivement qu’aux personnes infectées du COVID-19.

Quant aux  particuliers, ils  ne devront en aucun cas en prendre  en dehors d’une prescription médicale circonstanciée.

 Le traitement sera ainsi mis en œuvre dans un protocole élaboré par les médecins, et sera essentiellement sur prescription et à l’hôpital.  Précise le portail.

L’information est soutenue par le Dr Innocent Kpeto, président de l’Ordre des pharmaciens du Togo.

« La chloroquine ne sera pas en vente libre, il s’agit notamment d’éviter que les particuliers ne respectent pas les posologies, ou se procurent le médicament par des circuits parallèles, et s’exposent à des formules de mauvaise qualité. », défend-il.

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Il faut noter que la chloroquine, ou hydroxychloroquine, un antipaludéen bien connu, continue de faire  l’objet d’un âpre débat chez les médecins et les politiques depuis que le professeur Didier Raoult, spécialiste français des maladies infectieuses, travaillant au sein de la faculté de médecine de l’université d’Aix-Marseille et à l’IHU Méditerranée Infection, a publié le résultat de ses premiers tests sur 24 patients atteints du coronavirus.

 Ce dernier multiplie depuis les prises de parole sur les bienfaits supposés de la molécule. Didier Raoult est même allé jusqu’à proposer à des patients ressentant des symptômes du coronavirus de se présenter au CHU de Marseille pour être testés et éventuellement traités, ce qui a provoqué ce lundi une importante file d’attente devant l’hôpital de la Timone.

Pourtant, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle à la prudence concernant la chloroquine.

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