40 agents du commissariat des douanes et des droits indirects du Togo ont été outillés du 10 au 11 décembre sur l’identification et le contrôle des réfrigérants (les fluides frigorigènes et les huiles usagées) à Agoè Nyivé (Lomé). Apprend-on de l’Agence Togolaise de Presse.
S’inscrivant dans le cadre de la mise en œuvre du Protocole de Montréal relatif à des substances appauvrissant la couche d’ozone.
De fait, l’intérêt est d’assurer le renforcement des capacités de ces agents, de manière à les doter d’outils nécessaires afin qu’ils puissent contribuer davantage à la mise œuvre dudit Protocole.
La quarantaine de participants ont suivi des communications sur « Les enjeux de la destruction de la couche d’ozone, l’arsenal d’ozone, l’arsenal juridique mise en place par le Togo pour réglementer l’utilisation des substances appauvrissant la couche d’ozone ».
Ils ont aussi reçu des informations détaillées sur les mesures et prescriptions à suivre pour effectuer les contrôles des mouvements transfrontaliers de déchets dangereux notamment celui des huiles usagées à exporter vers les autres pays.
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Des exercices pratiques sur le processus d’identification et de contrôle des substances appauvrissant la couche d’ozone ont permis aux agents présents de mieux comprendre.
Le directeur de l’Environnement, Thiyu Essobiyou a mentionné que le Togo a déployé des efforts remarquables dans la mise en œuvre du Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone, cette précieuse couche gazeuse qui nous protège des rayonnements ultra-violets dangereux du soleil.
Il a signé et ratifié le Protocole de Montréal qui constitue le cadre juridique essentiel du dispositif qui encadre la production et l’utilisation de ces substances.
« Dans ses efforts, le Togo a gagné le pari d’éliminer totalement les Chlorofluorocarbones (CFC) depuis 2010 et a mis en place le plan de gestion de l’élimination progressive des Hydrochlorofluorocarbones (HCFC), en cours de mise en œuvre », a souligné le directeur. M. Thiyu Essobiyou a rappelé qu’en 2016, les parties au Protocole de Montréal ont adopté l’Amendement de Kigali pour l’élimination progressive des HFC et opter pour l’utilisation des substances alternatives plus respectueuses pour l’environnement.
Pour lui, cet amendement contribue de manière significative aux objectifs de l’accord de Paris sur les changements climatiques qui vise à contenir la hausse de la température mondiale dans la limite de 2Celsus d’ici la fin du siècle.
« La mise en œuvre de cet amendement de Kigali au Protocole de Montréal devra permettre d’éviter les émissions de gaz à effet de serre estimées à 70 gigatonnes de CO2 équivalent à l’horizon 2040 », a-t-il précisé.
Le coordonnateur du bureau national ozone, Djossou vidémé Amèh a défini les CFC et les HCFC comme étant des substances nocives pour l’environnement. Il urge donc, dit-il, de mettre en place une stratégie adaptée qui adopte une consommation dégressive de ces substances, un contrôle de leur importation et surtout leur remplacement par les alternatives éco-fonctionnelles. A l’entendre, il est important de renforcer les capacités des acteurs clés que sont les agents des douanes qui sont chargés du contrôle des produits à l’importation au niveau du cordon douanier.


