Togo-Région des Plateaux : A travers un projet quinquennal de production durable du Café et du Cacao, l’ONG ADE s’inspire de l’agroforesterie

Réduire la dégradation de l’environnement occasionnée par une déforestation qui ne dit pas son nom dans la commune d’Amou 2 (région des plateaux), telle est la mission que s’est assignée l’ONG Avenir De l’Environnement (ADE).

Pour accomplir ladite mission, l’ONG entend s’inspirer de l’agroforesterie, en lançant le 07 mai 2021 à Amou-Oblo, un projet quinquennal d’ accompagnement aux petits producteurs de café et de cacao dans la gestion durable des terres agricoles par la promotion de l’entrepreneuriat vert.

Rendu possible grâce à l’appui technique et financier de l’association Morija de Suisse, le présent projet est prévu pour une période de 5 ans, a l’endroit des coopératives d’agroforesterie cacao dans la zone Fiokpo dans le Kloto, des jeunes producteurs de café et cacao New Génération, des coopératives de café d’Amou-Sud/FUPROCAT, des apiculteurs de la zone café et cacao et des femmes transformatrices du café et cacao.

Prince Yawo Téfé, Directeur Exécutif de l’ONG ADE explique le projet aux jeunes leaders de la localité Amou Ablo

Grâce à la pratique agricole durable, elle veut  faire évoluer son modèle actuel : introduire des arbres forestiers dans les cacaoyers  et les caféiers des producteurs qu’elle va former et  ensuite contribuer  à une intensification agro écologique des  vergers  caféiers et  cacaoyers.

« Nous avons un  objectif  à atteindre au travers de ce projet.  C’est  d’accompagner les producteurs de café  dans la région des plateaux dans la gestion  durable  de  leurs vergers  caféiers. En effet, la zone d’Amou regorge  de beaucoup de  potentialités en matière de production de café comme de cacao  mais le constat amer est que cette zone a été complètement déboisée ce qui a entrainé progressivement  la baisse de  la production de café et de cacao. Et ceci   d’année en année », regrette  Prince Yawo Téfé, Directeur Exécutif de l’ONG ADE.

Vue d’ensemble des participants au lancement du projet

Avant de solutionner « Étant donné que  l’axe 2 de  notre plan d’action entant que organisation de la société civile est de prendre  en compte la perte de la biodiversité.  Nous avons   avons jugé opportun de lancer un projet pour nos chers producteurs afin d’insuffler un nouvel élan dans la production de leurs vergers dans un environnement propice et durable. »

L’agroforesterie pour une culture durable du cacao et du café dans les plateaux

A en croire le premier responsable  de l’ONG soucieuse de la protection de l’environnement , ce projet compte encourager  des systèmes qui permettent non seulement de produire du café et du cacao, mais aussi d’avoir d’autres produits et services en associant des arbres qui sont utiles, soit pour la consommation, soit pour la commercialisation.

Togo/ café et cacao : des actions fragilisées suite aux défis environnementaux

« Aujourd’hui si nous voulons sauvegarder  nos plantations nous nous devons d’impliquer le système agroforestier. Ce   système permet de gérer les vergers caféiers en plantant tout autour d’eux  des arbres. Une manière de reboiser la zone mais en même temps en luttant contre la dégradation de la nature. Ceci ne peut que se  faire en  associant les arbres aux cultures de café et de cacao. », explique t-il.

Arguant comme son prédécesseur,  M. Koffigan Kpevon, Directeur exécutif de la Fédération des unions de l’association des producteurs de café-cacao du Togo (FUPROCAT)  a indiqué que la  commune d’Amou doit bénéficier nécessairement de ce projet parce qu’il vient  résoudre le problème de dégradation de l’environnement.

M. Koffigan Kpevon, Directeur exécutif de FUPROCAT

« Dans cette commune  si l’environnement n’est pas adapté, les efforts des producteurs de café et de cacao  seront vains. Le pourquoi nous mettons un accent sur l’agroforesterie. Les ressources sont devenus rares vue que l’offre, les  moyens, la restauration de l’environnement face aux changements climatiques n’existent plus », explique-t-il.

Selon lui, « Il faut intéresser les jeunes de cette commune. Puisque les 2/3 de la production caféière est   vieille  et donc il faut une nouvelle génération qui puisse s’intéresser à la production. L’autre volet qui est également pris en compte par ce projet est l’implication des femmes  dans la fabrication du savon naturel à base de coque de café », a-t-il détaillé à Vert-Togo.

Dans la mise en œuvre de ce projet, 300 productrices et producteurs d’Amou Sud seront accompagnés dans la restauration des vergers caféières recepés par l’agroforesterie, 25 producteurs de café d’Amou-Sud dans la production de miel de qualité à travers l’apiculture, un groupe de femmes productrices du café dans la fabrication du savon naturel à base de coque de café.

Aussi, 48 jeunes dans l’installation d’une nouvelle plantation caféière dans quatre villages de la zone Amou-Sud, dans la réduction des produits chimiques dans les plantations caféières, quatre autre villages  dans la gestion durable des feux de végétation dans les plantations de caféières et quatre coopératives à se doter de leur formateur local pour le relai des techniques agricoles après le projet.

Edem K.

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