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Togo/ Production halieutique : Le PASA booste la pêche continentale

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L’exploitation des ressources halieutiques constitue une importante source de protéines animales pour les populations et de revenus pour les professionnels de la pêche notamment les pêcheurs, les mareyeuses et les transformatrices de poissons. 

Au niveau national, 32201 tonnes de poissons ont été produites en 2016 par une population d’environ 10 000 pêcheurs.

Pour développer durablement la pêche continentale dont la production est estimée à 6243 tonnes en 2016 , des mesures d’ordre réglementaire ont été prises depuis 2006 pour réguler les activités liées à la capture. 

C’est ainsi que des dates d’ouverture et de fermeture de pêche ont été déterminées sur le lac Nangbéto dans la préfecture de l’Ogou et le barrage de Koumfab dans la préfecture de Tône dans le souci du respect de la période de reproduction ou de repos biologique des différentes espèces de poissons.

Le Gouvernement dans l’élaboration du Programme national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire (PNIASA) et dans sa sous-composante Promotion des filières halieutique sa retenu des actions visant le développement des chaînes de valeur liées à la pêche et à l’aquaculture à savoir la production, la transformation et la commercialisation.

Le projet d’appui au secteur agricole (PASA), l’un des projets de ce programme, financé par la Banque Mondiale, soutient le Gouvernement dans la réalisation de ces actions.En effet des plans de gestion des pêcheries continentales ont été élaborés et adoptés de manière participative par l’implication des communautés dépêche et des autorités locales pour les plans d’eau, grands pourvoyeurs de poissons que sont  le lac Nangbeto, le système lagunaire et le barrage de Koumfab.

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 La mise en œuvre de ces plans de gestion quinquennaux devrait permettre d’assurer la productivité continue des ressources halieutiques et de maximiser les revenus des professionnels de la pêche.

Dans cette logique, des filets de pêche non-réglementaire ont été récupérés auprès des pêcheurs et les filets de mailles réglementaires. 

Enfin pour les actions de repeuplement en poissons au cours de la campagne 2014/2015, plus de 200 000 alevins de souches performantes de Tilapia ont été injectés dans les barrages de Koumfab, de Koumbeloti à Mango et dans trois retenues d’eau à Akoumapé en vue d’améliorer leurs productivités.

 D’autres réalisations

Conscient du rôle vital que les océans et les eaux continentales jouent dans l’alimentation, la nutrition et l’emploi pour les générations actuelles et futures, et dans la réalisation des objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030, la stratégie Agenda 2063 de l’Union africaine ainsi que les engagements de l’Accord de Paris, le Togo a développé avec l’appui de la Banque Mondiale des stratégies basées sur le développement de d’économie durable maritime, côtière et continentale en lien avec le développement de l’économie fondée sur le potentiel des océans et des mers, des côtes, des lacs, des cours d’eau et des nappes souterraines est au cœur des actions de l’économie bleue.

Ainsi, les actions ont renforcé la productivité des plans d’eau intérieurs notamment dans les lacs et fleuves côtiers que sont le lac Togo, le lac zowla , le lac Boko, les fleuves Zio et Haho, le lacNangbéto et le barrage de Koumfab.

Le PASA a financé, à travers un mécanisme de fonds compétitif, 15 micro projets visant à développer les exportations non-traditionnelles dont l’appui à la production halieutique continentale.

De fait, un appui a été accordé au développement de l’aquaculture, ainsi que le financement de l’assistance technique dans la gestion des pêches pour aider le personnel de la DPA et les pêcheurs à mieux appréhender la gestion des petits plans d’eau pour optimiser la pêche.

Dans le secteur de la pêche continentale : plusieurs actions ont été menés tout comme la formation des pêcheurs et les vendeurs de poissons pour participer à la collecte et à l’évaluation des données de la pêche, et élaborer des plans de gestion conjoints ; l’appui pour l’achat de kits d’analyse de la qualité de l’eau et des filets d’échantillonnage ;  l’achat et transport des alevins (principalement des tilapias) l le financement de la formation des propriétaires et gestionnaires des écloseries en vue d’améliorer la conduite des poissons vivants et les méthodes de transport ; la rénovation du centre d’alevins d’Agbodrafo sur le Lac Togo.

Par ailleurs, des séchoirs/fumoirs à poisson améliorés ont été financés par le biais de subventions issues d’un fonds compétitif ; l’organisation de visite d’échange au Nigeria pour apprentissage des techniques de fumage/séchage au profit de la DPA et les propriétaires de fumoirs de poisson ; l’achat et la fourniture de 1.200 filets maillants avec un maillage réglementaire.

De fait, le ministre en charge de l’agriculture, Koutera Bataka à Atchinè dans le canton d’Akparé ( préfecture de l’Ogou) a remis des matériels modernes de pêche aux pêcheurs lors du lancement de la campagne de pêche 2019-2020  sur le lac Nangbéto qui a permis de capturer plus de 2 834 tonnes de poissons.

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Aquaculture

Une série de démonstrations en exploitation a été financée en partenariat avec des exploitants choisis, pour fournir des exemples et des références concernant les différentes options existantes en production aquacole, pour le Tilapia et le poisson-chat Clarias (production à base de provende en étang à eau statique, production à base de provende en cage ou en bassin, et option de polyculture à base de sous-produit agricole plus engrais). Ces sites de démonstration se transformeront en site de formation. Le projet appuiera les efforts visant à accroître l’offre et l’accès à 5 « intrants critiques » nécessaires au développement de l’aquaculture : information, alevins, nourriture, financement et marchés.

À cause des menaces pesant sur l’économie bleue, comme la pollution, la surpêche provoquée par la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) et d’autres pratiques de pêche non-durables et la destruction des habitats naturels, des actions de sensibilisation devront être menées en direction des différents acteurs et les leaders d’opinions.

Edem kolani

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