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Togo : Le SECAAR, championne dans la revalorisation des espaces cultivables avec du compost 

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S’il y a une association qui se préoccupe de l’amélioration de l’agriculture togolaise ainsi que de la protection de l’environnement, c’est bien le Service Chrétien d’Appui à l’Animation Rurale (SECAAR) présente au Togo tout comme en Afrique et dans toute l’Europe , elle a été officiellement créée en 1994 à yaoundé au Caméroun.

Étant un réseau de 18 églises et Organisations chrétiennes d’ici et d’ailleurs, le SECAAR a beaucoup fait dans la revalorisation des espaces cultivables en vue d’un rendement optimum.

Il y a 7ans de cela , elle a initié une série d’activités avec deux groupements du Togo à savoir le groupement des femmes de Bolou (50 bénéficiaires) et celui de Veviédoto de Dzolo (40 bénéficiaires), sur les techniques de fabrication du compost grâce aux spores de champignon. 

Le compost est en fait un élément qui favorise la décomposition de la matière organique et par conséquent rend fertile  les sols.

L’idée a été d’intégrer progressivement dans les habitudes des producteurs et des agriculteurs togolais ce mode de fertilisation des cultures. Aujourd’hui ces femmes sont assez épanouies.  Apprend-on. 

Bolou par exemple les femmes bien qu’étant agriculteurs exercent dans la poterie. Leurs consoeurs de veviédoto initiées aux pratiques agroécologiques font dans des cultures d’arachides et d’ananas. Avec ces activités, elles arrivent à ne plus dépendre de leurs maris et prennent soin de leurs familles. Même son de cloche dans la localité d’amenyran avec le Projet de Recherche Action dans l’agroecologie du SECAAR qui a permis aux femmes de la coopérative d’Aménouvévé de produire du riz naturel avec le système de SRI.

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Les bénéficiaires ont souhaité poursuivre ce programme pour renforcer leur capacité , parce qu’ils ont remarqué après quelques  années, l’impact de ces pratiques dans leur vie quotidienne. Ainsi, leurs revenus ont augmenté, la santé des groupements s’est améliorée , mais aussi la production agricole s’est largement accrue.

En effet, les rendements sont passés en moyenne de 1,2 à 2,9 tonnes par hectare, soit un taux d’augmentation de 141 66 % de la production vivrière pour environ 80 % des groupements agricoles impliqués dans le programme.

De fait, c’est depuis 2018 que le Secaar avec l’appui de ses partenaires notamment DM échange et Mission et la Fedevaao gère un programme de promotion de la sécurité alimentaire au Togo et au Bénin. La première phase s’est achevée en 2015.

L’agroécologie efficace contre la sécurité alimentaire 

Le Togo est un pays d’Afrique de l’Ouest qui fait d’énormes progrès dans la lutte contre la faim. La 23eme édition de l’ opération téléfood lancé récemment en dit long sur l’engagement du gouvernement au travers du ministère en charge de l’agriculture pour mettre fin à la sous-alimentation qui est passée de 41 % à 15 % en vingt ans.

C’est le résultat des multiples efforts fournis par les pouvoirs publics et les organisations de la société civile ( Sous l’impulsion de la FAO et  d’autres institutions internationales)  à  travers le développement des Programme d’appui au secteur agricole et de promotion de la sécurité alimentaire (PNSA=Programme National de Sécurité Alimentaire devenu PNIASA=Programme National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire, etc.). 

Cependant, il reste toutefois une population qui souffre d’insécurité alimentaire, particulièrement en milieu rural. 

Les politiques agricoles actuelles sont de plus en plus confrontées au double défi de produire suffisamment. de nourriture pour répondre aux besoins d’une population en pleine croissance tout en assurant la restauration environnementale, y compris la santé des sols et des écosystèmes. Les décideurs politiques sont ainsi de plus en plus souvent confrontés à la question de savoir comment répondre au besoin urgent  de restaurer les sols et l’environnement alors qu’un grand nombre de personnes souffrent encore de la faim.

L’agroécologie, qui rétablit le fonctionnement des écosystèmes en maintenant les sols en bonne santé, constitue une stratégie efficace pour parvenir à la sécurité alimentaire dans les régions du monde qui en ont le plus besoin.

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L’agroécologie tient compte et s’appuie sur les interactions entre le sol, les plantes, les animaux, les êtres humains et l’environnement au sein des systèmes agricoles. De ce fait, elle englobe de multiples dimensions du système alimentaire, y compris la restauration écologique, la stabilité politique et sociale et la viabilité économique. 

L’approche agroécologique commence par restaurer la santé des sols en vue de rétablir et/ou d’améliorer les multiples processus biologiques qui en dépendent. 

Il faut pour cela accroître et surveiller la biodiversité du sol; renforcer les connaissances des agriculteurs locaux par le biais d’approches scientifiques participatives. L’agroécologie applique des stratégies spécifiques telles que les systèmes de polyculture et d’agroforesterie, l’agriculture de conservation et les systèmes de rotation élevage/culture, qui garantissent une production et des revenus locaux, stables et variés, toute l’année.

De par leur expérience, de nombreux agriculteurs à travers le monde ont une compréhension approfondie de leur terroir. Ce sont les principaux gestionnaires des écosystèmes et ils sont au centre de l’agroécologie. 

Ces agriculteurs ont testé, adapté et découvert des pratiques agricoles qui restaurent la santé des sols et les services écosystémiques associés.

Concevoir des systèmes agroécologiques, fondés sur les connaissances écologiques locales et axés sur la diversité des systèmes et les synergies écologiques, peut améliorer considérablement la qualité des sols et  enrayer le processus de dégradation tout en augmentant la production d’aliments nutritifs. 

L’approche agroécologique est aussi celle qui permet aux systèmes de production d’être les plus résilients face aux changements climatiques.

Kofi Meser

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