C’est la finalité que vise la rencontre d’écoute et de concertation entre le ministre de l’environnement et des ressources forestières, Foli-Bazi Katari, et les représentants des riverains du parc Ôti-Kéran, en présence d’autres représentants des ministères en charge de la sécurité et de l’administration territoriale.
Le 5 février 2022 à Kanté et à Gando, les échanges ont porté sur l’occupation illégale du parc Ôti-Kéran, situé à cheval entre les préfectures de Kanté et Ôti-Sud, et la recherche de solutions pour reconstituer et protéger le peu qui reste.
Six cantons sont riverains de l’aire protégée du parc Ôti- Kéran, avec une forte population parmi laquelle de nombreux étrangers notamment des Ghanéens et des Béninois.
Ce parc est envahi et a grandement perdu en superficie, à hauteur de près de 58%. Aujourd’hui, de 163.640 hectares, il ne reste plus que 69.000 hectares. Inquiétant !
… Le ministère renseigne que, à l’issue des deux rencontres, un comité sera mis en place pour proposer des approches de solutions participatives au problème d’occupation illégale du parc Ôti-Kéran qui doit nécessairement renaître de ses cendres pour le bonheur des mêmes riverains.
Inquiétant ! «L’objectif poursuivi par l’administration forestière est d’abord de sensibiliser les populations sur la nouvelle approche de gestion prônée par le gouvernement, qui se veut participative et inclusive, et ensuite voir dans quelle mesure ceux qui se sont installés doivent quitter les lieux» , fait savoir le ministère de l’environnement et des ressources forestières.
Il a donc fallu aller au contact des populations, écouter les riverains et recueillir leurs doléances qui «seront étudiées ensemble pour un début de solution» .
Togo : Le ministre FOLI-BAZI Katari visite le parc Ôti-Kéran et l’écovillage de Sirka
Et au ministre Foli-Bazi Katari d’insister : «les 69.000 hectares restants du parc Ôti- Kéran ne doivent plus faire objet de rétrocession mais plutôt d’enrichissement» .
Le ministère renseigne que, à l’issue des deux rencontres, un comité sera mis en place pour proposer des approches de solutions participatives au problème d’occupation illégale du parc Ôti-Kéran qui doit nécessairement renaître de ses cendres pour le bonheur des mêmes riverains.
Les aires protégées sont fortement menacées d’envahissement au Togo. Il y a déjà un an, en janvier 2021, après sa visite de terrain dans les régions des Savanes,
Foli-Bazi Katari a affiché toute sa déception sur le parc Ôti-Kéran. L’attraction d’antan ayant disparu.
Son constat : le parc est envahi ; on y voit que des habitations, des champs de cultures vivrières et de rente comme le coton ; il est aussi carbonisé, donnant des gros sacs de charbon qui sont obtenus par fumigation des arbres… Au point d’envisager une journée de réflexion interministérielle en vue de sauver le parc.
Au ministère de l’environnement, on insiste sur le fait que les efforts fournis par les agents forestiers sont anéantis par cet envahissement des aires protégées par les riverains et l’interférence des politiciens dans la gestion des aires protégées et leurs intoxications de la population. L’on y ajoute les problèmes causés par les transhumants, les feux de végétation, le manque de matériel, de locaux et d’effectifs.
Visite de travail du ministre de l’Environnement Katari Foli-Bazi au Gabon
Autant de problèmes qui ont poussé à commettre, courant 2020, un groupe de consultants pour évaluer et faire l’état des lieux des 83 aires protégées réparties sur toute l’étendue du territoire togolais. L’idée est d’aboutir à une meilleure planification de la gestion des 793.288 hectares du système national des aires protégées.
A noter que les initiatives de sauvetage ont permis de dégager 405.000 hectares de forêts sécurisées (soit 7,5% du territoire), matérialisés par l’implantation des bornes, en accord avec les populations.
Avec l’UNION


