Au Togo, le secteur de la pêche est confronté à la pollution marine, aux pratiques de pêche illicites et à une diminution et disparition de certaines espèces.
La rareté des ressources crée une baisse des revenus impliquant une stratégie de résilience. Tout ceci n’est que la résultante des impacts des changements climatiques qui ont pour conséquence l’entrave pour la réduction de la pauvreté.
Exacerbée par cette situation, le Centre pour la justice environnementale au Togo (CJE-Togo) a décidé renforcer la résilience des pêcheurs face aux effets pervers des changements climatiques ceci, afin d’accroître leurs rendements.
Pour ce faire, l’Organisation de la société civile en janvier dernier en collaboration avec le Syndicat national des pêcheurs du Togo (SYNAPETO) ont procédé au lancement du projet intitulé « Renforcement de capacités et mobilisation communautaire des pêcheurs, femmes transformatrices et commerçantes pour la transition énergétique juste ».
Couplé d’un dialogue avec les pêcheurs et les femmes commerçantes de poissons, ce projet comporte deux volets à savoir les recherches et les activités de terrain avec les acteurs du secteur.
En d’autres termes il s’agit de réaliser une étude sur les impacts que les installations industrielles de la zone portuaire ont sur les activités de pêche notamment les installations de pétrole ou de gaz.
Une étude qui permettra au pays également de disposer d’assez d’informations en termes d’économie bleue.
« Mettre fin à la pénurie de poissons passe par la résilience des pêcheurs aux effets pervers des changements climatiques qui bouleversent les activités de ce secteur. Les Changements Climatiques sont un problème transversal. Aujourd’hui nous voulons trouvons des solutions aux réalités et aux spécificités des problèmes que les pêcheurs rencontrent. », a affirmé M’Koumfida Bagbohouna, coordonnateur de programmes au CJE-Togo.
Aussi indique-t-il « Il est important pour nous de connaître le problème de chaque acteur du maillon. C’est une activité que nous menons ensemble avec les acteurs de la pêche sur la sensibilisation liée au Changements climatiques sur les bonnes pratiques de la pêche. On aura a assisté à plusieurs formations qui se dérouleront. Ce projet pourra venir à bout de l’adaptation de nos pêcheurs au Changements Climatiques.
Abdou-Derman, le secrétaire général du syndicat national des pêcheurs du Togo (Synapeto) indique que bien avant il existait uniquement que deux saisons de pêche mais aujourd’hui les phénomènes des changements climatiques ont tout bouleversé .
« Il y en avait une parmi les deux saisons qui étaient la meilleure. Très bonne d’ailleurs, elle quittait du mois de juin jusqu’à décembre mais avec les Changements Climatiques on ne maîtrise même plus les saisons adéquates pour la pêche. Les Changements Climatiques ont tout perturbé. Maintenant on y va à la pêche par chance. »
Notons que les océans ont absorbé plus de 90 % de la chaleur excédentaire du système climatique, atténuant ainsi le réchauffement. D’ici à 2100, ils devront en absorber 2 à 4 fois plus que depuis 1970 si le réchauffement planétaire se limite à 2 °C grâce à une forte diminution des émissions de GES, hypothèse optimiste, et jusqu’à 5 à 7 fois plus, si celles-ci demeurent élevées.
Les océans n’ayant plus la capacité d’absorption nécessaire, ils risquent de devenir émetteurs de chaleur à leur tour, en provoquant ainsi à terme un emballement aux conséquences potentiellement dramatiques.
La rédaction.


