Togo: brusque assèchement du barrage de Kporgou, les maraîchers désemparés

Au nord du Togo, plus précisément dans la ville de Dapaong, le maraîchage est une activité très pratiquée. Mais l’activité en cette saison est malheureusement menacée par l’assèchement des grandes retenues d’eau (barrages). Le plus connu de tous est le barrage de Kporgou qui s’est brusquement asséché, laissant des maraîchers dont des femmes dans un état de désolation.

Yendoubé Dame, un jeune de la localité confie à  Vert-Togo que le problème de ce barrage remonte à sa construction. « Les travaux n’étaient pas totalement achevés, quand des pluies torrentielles se sont abattues sur la ville. Donc le sable boueux y est retourné. Cause pour laquelle il n’est pas assez profond. Le barrage se situe sur la nationale n°1(RN1) à droite avant l’université Bonita Haus. Plusieurs initiatives ont été annoncées dans le but de le curer.  Mais, rien n’est fait jusque-là », confie-t-il.

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Et d’ajouter, plaintif, « La mairie ne communique pas, personne ne dit rien à qui que ce soit pourtant, c’est le premier grenier de légumineuses de la ville.» Selon d’autres riverains, les travaux de construction de la voie RN1 ont été également à l’origine de la situation du barrage. Et pourtant, le point d’eau alimentait plusieurs hectares d’exploitation de cultures contre-saison.

« Si rien n’est fait dans l’urgence », clame Yendoube Dame, « une année d’investissement sera perdue.» La solution immédiate selon lui, c’est de curer immédiatement le barrage en attendant les premières pluies. Sinon le même phénomène se reproduira l’an prochain. Mais au préalable, il faut dialoguer avec les riverains et les utilisateurs de ces ressources afin d’instaurer à nouveau un climat de confiance.

Pour information, au début de la saison, plusieurs personnes se convertissent en maraîchers. D’autres par contre, en ont fait leur unique occupation et vivent des revenus de maraîchage bien que les conditions de travail sont difficiles après le mois d’avril ; puisque en cette période, la plupart des cours et retenues d’eau tarissent. Trouver de l’eau pour arroser les cultures devient un véritable défi.

Edem Kolani

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