Togo/ANADEB : Après 20 ans, le village de Binandoube a accès à l’eau potable grâce au projet FSB

« Avant l’arrivée du projet FSB dans notre village, nous étions dans une situation de vulnérabilité totale. Et cela faisait 20ans qu’on souffrait d’eau potable ici. Nous parcourions au moins 5 km pour trouver de l’eau. Ceci agissait sur l’éducation de nos jeunes filles. Ce trajet, la plupart du temps, les épuisait et agissait sur leurs rendements scolaires étant donné qu’elles passaient la majorité de leur temps à somnoler aux heures des cours. Mais avec la réception de cette pompe solaire, même nos femmes aux foyers ont énormément gagné en temps dans leurs activités domestiques », affirme maman Napo, l’une des bénéficiaires du projet de Filets Sociaux et Services de Base (FSB) dans le village de Binadoube à Bassar, environ 70 km de kara.

En plus des transferts monétaires plusieurs femmes de son village sont devenues des femmes indépendantes financièrement avec diverses activités agricoles qu’elles mènent sur leurs propres parcelles.

En effet, le projet de Filets Sociaux et Services de Base (FSB) piloté par l’Agence nationale d’appui au Développement à la base (ANADEB) à travers sa composante 1 qui vise de soutenir la réhabilitation et la construction d’infrastructures de base dans les communautés ciblées, ce qui permettra d’accroître l’accès aux services socioéconomiques afférents.

Selon les responsables de l’antenne régionale de l’ANADEB Kara, interrogés par Vert-Togo, pour démarrer la réalisation de ces ouvrages, les bénéficiaires ont procédé en février dernier à la remise des sites aux entreprises qu’ils ont eux même recruté avec l’appui de l’ANADEB.

Actuellement la région de kara bénéficie de 44 infrastructures du projet FSB.

Leur mise en œuvre est conduite par les communautés bénéficiaires elles même suivant l’approche développement conduit par les communautés DCC.

Le projet proposé vise globalement à répondre à la problématique de la responsabilisation des communautés dans leur développement, à renforcer leur accès aux infrastructures de base et à une couverture sociale minimum.

Pour permettre à ces villages d’assumer leur responsabilité, le projet a recruté des animateurs communautaires (AC) formés en gestion à la base qui ont accompagné ces bénéficiaires dans l’identification de leurs microprojets et le pour suivi de leur mise en œuvre.

Le coût moyen prévisionnel de chaque infrastructure est 24 000 000 FCFA.

Financé par la banque mondiale à hauteur de 5,04 milliards de francs CFA, la composante Infrastructure socioéconomique de base vise à soutenir la réhabilitation et la construction des infrastructures de base dans les communautés ciblées, ce qui permettra d’accroitre l’accès aux services socioéconomiques afférents.

La rédaction

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