Santé:Pourquoi a-t-on mal au ventre quand on a ses règles ?

Ces douleurs, qui concernent de nombreuses femmes, peuvent survenir pendant les règles mais aussi juste avant, on appelle ça des dysménorrhées.

Pourquoi a-t-on mal au ventre quand on a ses règles ?
Au moment des règles, l’utérus doit se contracter pour évacuer le sang et les fragments de muqueuse qui constituent les règles. Il se contracte sous l’effet de substances libérées dans le sang et qui passent dans les artères de l’utérus : les prostaglandines. C’est un peu la même chose que pendant l’accouchement quand l’utérus se contracte pour expulser le foetus.

Ce sont ces contractions qui donnent des douleurs chez certaines femmes. Ce syndrome touche plutôt les jeunes femmes mais on ne sait pas très bien pourquoi. Ces douleurs touchent le bas ventre mais peuvent aussi irradier dans le dos, et chez certaines femmes c’est un véritable handicap quand ça survient quatre ou cinq jours par mois.

Sachez qu’il existe des médicaments qui peuvent soulager, il faut voir avec son médecin traitant ou son gynécologue.

Attention, si ces douleurs pendant les règles arrivent chez une femme qui jusque là n’avait pas de problèmes, il faut suspecter une endométriose. C’est quand de la muqueuse de l’utérus se trouve en dehors de cet organe. Elle se met à gonfler pendant les règles, d’où les douleurs. Il faut là aussi prévenir son gynécologue qui demandera des examens complémentaires

Le point sur les règles
Les règles marquent le début du cycle hormonal chez la femme. Souvent appréhendée par les jeunes filles, cette période est synonyme d’inconfort. Il existe aujourd’hui un large choix de traitements pour en réduire les effets. Mais parfois, des règles abondantes ou un dérèglement lié à la pratique intensive d’un sport deviennent problématiques.

Qu’est-ce que les règles ?

Douloureuses, abondantes, irrégulières… Les adjectifs ne manquent pas pour parler des règles qui, de la puberté à la ménopause, jalonnent, avec plus ou moins de facilité, la vie des femmes. Quand les cycles sont irréguliers, rares, ou au contraire très abondants voire hémorragiques, une consultation est indispensable.

Dès la puberté, le cerveau déclenche le fonctionnement des ovaires pour produire des hormones sexuelles. Cette sécrétion suit un cycle qui dure en moyenne 28 jours. Au cours des treize premiers jours, le cerveau envoie des hormones qui vont stimuler dans les ovaires la croissance des futurs ovules. Les ovaires produisent d’abord des œstrogènes puis de la progestérone pour aider la muqueuse de la cavité utérine à recevoir un éventuel embryon.

Au quatorzième jour, un ovocyte est expulsé vers l’utérus, c’est l’ovulation. Quand aucun spermatozoïde n’a fécondé d’ovule, l’ovaire diminue sa production d’hormones. Cette chute d’hormones déclenche la destruction des couches superficielles de la muqueuse utérine. C’est ce qui est à l’origine des règles.

Les règles, mystère et croyances populaires.

Les règles ont toujours été au coeur de croyances populaires
Elles terniraient les miroirs, dérègleraient les boussoles… Les règles ont toujours été assorties de croyances populaires, généralement très négatives. La plus universelle d’entre elles : le sang menstruel est impur.

Le sang menstruel ferait aussi tourner la mayonnaise, altérerait le vin et gâterait la viande… Si le sang des règles est si impur, c’est qu’il est associé à l’infertilité. Une femme qui a ses menstruations n’est pas fécondée. Or, la fécondité est synonyme de pureté. « Une femme qui saigne est quelque chose de dangereux dans les sociétés traditionnelles. Donc le sang des règles va être profondément condamné et d’une certaine façon, c’est un danger de mort.

Les hommes ne doivent pas l’approcher et elle ne doit pas approcher les hommes », explique le Dr Philippe Brenot, psychiatre et anthropologue.

Cette éviction pendant les règles liée à l’impureté se retrouve dans de nombreuses cultures et dans les trois grandes religions monothéistes : le judaïsme, l’islam et le christianisme. Mais il ne s’agit pas seulement de rester à l’écart des hommes pendant les règles, il faut surtout éviter tout rapport sexuel. Faute de connaître les secrets de la fécondation, on a longtemps pensé que le coït pendant les menstruations était responsable de malformations chez le foetus et même de la couleur des cheveux…

Ces croyances populaires entretiennent le tabou autour des règles. Un tabou qui persiste aujourd’hui jusque dans les publicités pour les protections hygiéniques où le sang menstruel est encore très souvent représenté en bleu. Mais cela pourrait bientôt changer. Une marque britannique de serviettes hygiéniques a en effet lancé une campagne publicitaire où le sang des règles est représenté en rouge. Cette pub souhaite briser le tabou avec un slogan : « Les règles sont normales. Les montrer devrait l’être aussi ».

En Italie, la question des règles est revenue sur le devant de la scène avec un projet de loi totalement inédit : le congé menstruel. En d’autres termes, trois jours de congés payés pour les femmes qui souffrent de règles douloureuses.

La rédaction

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