Produits Agropastoraux : La CEDEAO et l’AOCTAH sensibilisent sur les entraves liées aux échanges

Une activité de sensibilisation sur les bonnes pratiques du transport routier et du commerce transfrontalier s’est déroulée ce vendredi dans le marché de Kodjoviakope (frontière Togo/Ghana).

Organisée par la CEDEAO, à travers son Agence Régionale pour l’Agriculture et l’Alimentation (ARAA) et l’Association Ouest Africaine du Commerce Transfrontalier des produits Alimentaires, Agro-sylvo-pastoraux et Halieutiques (AOCTAH) avec l’appui financier de l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID), ce road show a vu la participation de plus de 100 personnes venues des secteurs public et privé.

Il traduit l’engament de la CEDEAO et de l’AOCTAH à veiller au respect des textes et normes réglementaires en la matière.

L’objectif principal de cette activité, Selon MATITOMA Motchosso Justin, Secrétaire Permanent de l’AOCTAH est de sensibiliser les autorités et les différentes parties prenantes sur lesdites tracasseries au commerce transfrontalier aux fins de réduire, voire éliminer les entraves aux échanges de produits agropastoraux.

« Il a été constaté d’innombrables obstacles à la commercialisation des produits de l’agriculture et de l’élevage originaires de l’espace communautaire. Tant au niveau des acteurs, tant au niveau des forces de l’ordre et de sécurité le long des corridors. », a-t-il affirmé.

Afrique de l’Ouest : Les produits agricoles et alimentaires, libres de circulation grâce à l’AOCTAH

Avant de justifier « Cette activité vient ainsi à point nommé, permettre une meilleure collaboration et des échanges fructueuses des acteurs et des autorités mais surtout au niveau du corridor de convoyage des produits. Mais également de pouvoir sensibiliser les agents de contrôle aux postes frontaliers sur les directives communautaires et accords de facilitation de la libre circulation des produits agropastoraux.»

En effet, l’amélioration de l’accès aux marchés, qu’il s’agisse du marché local, régional ou international, est la pierre angulaire de la transformation durable des chaînes de valeur alimentaire en Afrique de l’Ouest.

Pourtant, il est admis que la région, dans son ensemble, continue de souffrir d’un niveau insuffisant d’échanges commerciaux intra-communautaires malgré son potentiel et ses atouts.

Le commerce intra régional est encore faible en Afrique de l’Ouest. Selon les statistiques, il représenterait 12% de la valeur des transactions commerciales globales de la région. Le commerce transfrontalier et informel est un phénomène omniprésent dans la région.

Il porte sur une variété de produits agroalimentaires (céréales sèches, cultures pluviales de rente, cultures maraîchères, tubercules, bétails), pour ne citer que les plus en vue.

En outre, le transport et la commercialisation des produits de l’agriculture et de l’élevage originaires de l’espace communautaire sont négativement impactés par des entraves le long des corridors commerciaux, freinant par conséquence la circulation de ces produits des zones de production vers les zones de consommation. Au nombre de ces entraves, on retiendra les faux frais ou perceptions illicites, les nombreux postes de contrôles et les longs arrêts aux postes mobiles de contrôle (douane, police, gendarmerie, eaux et forêt, syndicats des transporteurs, etc.).

De même, le manque de professionnalisme des acteurs (se traduisant souvent par l’absence de documentation à fournir sur les chargements et la non-conformité des moyens de transports), favorise ces facteurs de tracasseries et de renchérissement du coût de revient à destination.

«Pour preuve, les tomates fraîches récoltées par exemple au Togo prennent du temps aux frontières avant d’arriver sur les marchés du Ghana ou du Bénin.», a expliqué le Conseiller au commerce, près du programme de soutien à la mise en œuvre de la politique agricole de la CEDEAO.», Justin Bayili.

Aussi a t-il précisé « l’impact négatif sur la qualité du produit serait inévitable au regard de son caractère périssable.»

Le Programme d’appui à la mise en œuvre du Plan Opérationnel de la Politique Agricole de la CEDEAO, ECOWAP-2021-2023, soutenu par l’USAID et l’AOCTAH, à travers l’initiative dénommée Opération Fluidité Routière, se fixe entre autres objectifs de réduire les barrières commerciales et d’harmoniser les normes sanitaires et phytosanitaires en vue de faciliter la libre circulation des produits agricoles.

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