Les pratiques agricoles modifient le climat

Les 195 pays membres du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ont examiné  ce jeudi, le rapport sur le changement climatique et la dégradation des sols présenté à Genève en Suisse.  Ceci dans le but de mener des actions à court et à moyen terme contre la dégradation des sols, le gaspillage alimentaire ou les émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole .

Ce rapport de 1200 pages met l’accent sur l’importance d’agir très rapidement, car l’utilisation abusive des terres n’est plus soutenable, ce qui conduit au changement climatique.

Les terres, à cause des activités humaines sont sous une véritable pression, et le changement climatique est également une pression supplémentaire, à en croire  plusieurs experts de l’environnement.

 L’Organisation des Nations Unies (ONU), tire depuis quelques années la sonnette d’alarme et exhorte les pays, à œuvrer d’avantage pour des actions pouvant favorisées le développement durable.

Selon le rapport intitulé « Le changement climatique, la désertification, la dégradation des sols, la gestion durable des terres, la sécurité alimentaire et les flux de gaz à effet de serre dans les écosystèmes terrestres », le réchauffement climatique affecte les terres consacrés aux cultures, à l’élevage ou encore les forêts.

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Aussi les pratiques agricoles ou la déforestation modifient-elles le climat créant une insécurité alimentaire.

D’après l’ONG Climate Action Network, « 25 à 30% de la production totale de nourriture est gaspillée. Il faut éliminer le gaspillage alimentaire et réduire la consommation de viande ».

Pour Valérie Masson-Delmotte, Paléoclimatologue, et Coprésidente du GIEC: « Les sols sont sous une pression croissante des activités humaines qui contribue à des formes variés de dégradation et une diminution de la biodiversité ».

Pour relever ce grand défi des mesures sont annoncées par le GIEC notamment : l’arrêt des systèmes de drainage pour restaurer les tourbières, la réduction de la consommation de viande pour inverser les émissions de méthane, l’accroissement des régimes végétariens et végétaliens, la diminution du gaspillage alimentaire.

Rappelons que le GIEC est un Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Il est créé en 1988 et a pour mission d’étudier les conséquences du réchauffement climatique sur les sociétés à court et à moyen terme en vue de limiter les effets du réchauffement climatique.

E.Kokou

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